À Tarbes, la CGT interpelle la nouvelle Municipalité sur les effectifs, les primes, la précarité et les conditions de travail des agents. Plusieurs revendications restent en attente de réponses, après six mois de mandat.
La CGT de la mairie de Tarbes conteste la perspective de réduire les effectifs municipaux d’environ 1 000 à 900 agents. Une orientation qui reposerait notamment sur le non-remplacement de certains départs. Pour le syndicat, le nombre de personnels doit plutôt être défini selon les missions des services et les besoins des habitants.
Le sujet a été abordé avec le maire Pascal Claverie lors d’un rendez-vous le 29 septembre dernier, obtenu après environ quatre mois d’attente, selon les représentants syndicaux. L’occasion pour la CGT de dresser un premier bilan des six premiers mois de la nouvelle mandature.
Des situations précaires dans l’animation
La CGT estime qu’environ 30% des agents municipaux seraient concernés par une situation de précarité. Elle demande notamment la titularisation de personnels travaillant dans l’animation. Une vingtaine d’agents pourraient être concernés par une évolution vers le CDI, mais le syndicat souligne que ce statut ne procure pas les mêmes garanties que celui de fonctionnaire.
Dans les activités périscolaires, les représentants du personnel demandent également des règles écrites pour encadrer certaines interventions auprès des enfants, suite aux nombreux incidents relevés récemment dans le secteur de l’animation. Ils souhaitent notamment préciser les situations dans lesquelles deux agents doivent être présents.
Les fortes chaleurs de l’été ont également relancé les discussions sur les conditions de travail dans les écoles et les crèches. La CGT demande une meilleure anticipation de ces épisodes et souhaite que les températures élevées soient prises en compte dans les travaux réalisés dans les établissements scolaires.
Primes, mutuelle et pénibilité
Le régime indemnitaire fait partie des autres dossiers soumis à la Municipalité. La CGT réclame une hausse des primes car elle précise que leur niveau à Tarbes figure parmi les moins élevés du département. Aucune proposition chiffrée n’avait encore été communiquée au syndicat.
La participation de la Ville à la complémentaire santé est également en discussion. La CGT demande au moins 16 euros et affirme que certains agents renonceraient à une couverture complémentaire en raison de son coût.
Le syndicat souhaite enfin une meilleure reconnaissance des difficultés rencontrées par les agents en contact avec le public, notamment à l’accueil, à l’état civil, au CCAS et dans les équipements culturels. Un accord aurait toutefois été obtenu pour mettre en place un accompagnement psychologique spécialisé destiné aux policiers municipaux. La CGT demande désormais qu’un psychologue du travail puisse intervenir auprès de l’ensemble des agents de la collectivité.















