Élagage des espaces verts, bancs à poncer et locaux à nettoyer… C’est pas le travail qui manque pour la douzaine de jeunes mobilisés pendant ces vacances pour participer aux « chantiers jeunes » et donner un coup de main au village de Lévignac !
Ça fait déjà 23 ans qu’ils existent, ces « chantiers jeunes », dans la commune de Lévignac (Haute-Garonne). Et ils sont chaque année victimes de leurs succès : la douzaine de places disponibles a rapidement trouvée preneur chez les jeunes, âgés de 13 à 17 ans, autoriser à participer à l’aventure !
Charlotte, Romain, Alizée… ils sont une douzaine au total à donner quatre jours de leurs vacances de la Toussaint pour « aider le village ». Ils viennent travailler, gratuitement, avec la simple promesse d’une belle « récompense » à la fin des vacances !
Et il y en a, du boulot ! Poncer et peindre les bancs de la commune, vider les locaux encombrés, il faut aussi s’occuper des arbustes et des buisson ardents en bordure du mini stade de foot… Arthur prend sa mission très au sérieux : « je suis en train de couper des « pyracanthas », c’est comme des arbres mais il y des aiguilles qui peuvent blesser et les petits peuvent se faire mal ».
De l’autre de l’atelier, les filles ne chôment pas ! Elles fabriquent des « maisons à insectes » pour qui ont vocation à être installées dans la cour des écoles : « il nous faut ramasser des branches, des écorces et des cailloux pour accuillir les insectes », explique, très enjouée, la toute jeune Alizée.
Des chantiers pour chasser les mauvaises idées contre une jeunesse « prétendument fainéante »
Toutes les bonnes volontés pour « aider le village » mais aussi pour lutter contre les mauvaises idées recues à l’égard des plus jeunes : « il y a beaucoup de préjugés, déplore Charlotte, les gens croient que les ados passent leur temps sur leur canapé avec leurs téléphones alors que nous on fait des choses dans le village ! »
Et ça prend peut être encore davantage de sens, cette année, avec les lycées bloqués ou les magasins toulousains pillés ces derniers jours en marge des manifestations. « Les revendications sont bien mais dans les faits c’est brutal », peut-on entendre chez ces jeunes qui refusent les amalgames.
D’autant que beaucoup font des relations intergénérationnelles une priorité : « la dernière fois je suis allée chez des personnes âgées qui ne pouvaient plus se débarrasser de certaines affaires, c’était trop bien ! » témoigne une jeune fille qui en est à son troisième chantier solidaire.
Et ce ne sera certainement pas le dernier. En tout cas pas si la récompense est à la hauteur… « une activité comme un escape game ou un truc comme ça », imaginent déjà les jeunes travailleurs !
https://www.francebleu.fr/occitanie/haute-garonne-31/toulouse-31555












