INFO LA DEPECHE. Pour La Dépêche, Olivier Mazzucchelli, le directeur général de Transavia France, dévoile les nouveautés et améliorations qui vont être apportées sur la ligne Toulouse – Paris. La compagnie low cost pourrait aussi ouvrir de nouvelles destinations avec le retrait partiel de son concurrent Volotea.
Le président du Medef 31 mais aussi la présidente de la région Occitanie vous ont écrit sur le niveau de service et de régularité des vols Toulouse – Paris. Êtes-vous conscient des difficultés des passagers ?
Newsletter Aéronautique
Votre RDV hebdomadaire pour découvrir des informations exclusives sur le secteur de l’aéronautique : interviews, analyses approfondies, enquêtes…
Nous entendons bien sûr les critiques. Ce sont d’ailleurs elles qui nous font avancer et progresser. Tout d’abord, nous sommes très satisfaits de l’accueil de notre programme de vols entre Toulouse et Paris par les habitants de la région Occitanie. Depuis le 24 mars 2026 et à fin septembre, nous avons transporté 430 000 passagers. C’est un peu plus que nos prévisions. Nous avons commencé avec huit vols par jour, un niveau que nous trouvions ambitieux. Finalement, le neuvième vol quotidien vient de débuter. Je vous annonce qu’une dixième fréquence sera lancée au printemps 2027. Très concrètement, nous respectons nos engagements.

Habitués à voyager sur La Navette d’Air France, les passagers sont déçus par la qualité de service qu’ils jugent en baisse…
Nous améliorons en permanence notre produit. C’est pourquoi nous basculerons vers une flotte 100 % Airbus pour la ligne Toulouse-Paris dès le 6 décembre prochain. Les sièges seront plus larges que sur le Boeing 737, l’espace pour les jambes sera plus confortable et surtout les racks à bagages seront fortement augmentés. De seulement cinq bagages cabines par rack, nous passerons à huit, ce qui permettra plus de confort. L’Airbus A320 est aussi un avion beaucoup plus silencieux avec 50 % de bruit en moins au décollage et à l’atterrissage pour les riverains mais aussi dans la cabine. Nous opérons déjà 31 Airbus. Nous en recevrons 66 d’ici 2031 pour opérer une flotte de 97 appareils.
La ponctualité et la régularité vont-elles s’améliorer ?
Nous constatons 99,6 % de régularité sur Toulouse – Paris. Sur 2 700 vols réalisés, seulement seize ont été annulés : dix de notre fait et six pour une cause extérieure. Quant à la ponctualité, elle atteint 76 % pour Transavia sur cette ligne contre une moyenne de 70 % pour tous les vols à l’aéroport Toulouse-Blagnac. Je précise que 95 % des retards sont dus au contrôle aérien. Mais nous sommes conscients que les retards se retrouvent surtout en fin de journée et impactent la clientèle Affaires qui est la plus exigeante. Nous avons commencé à reconstruire notre programme de vols pour réduire les retards de fin de journée. De nombreux retards sont aussi dus aux travaux sur la piste 4 d’Orly qui seront terminés fin décembre. Nous améliorons aussi notre application avec prochainement l’affichage de la porte d’embarquement sur le téléphone.
Même avec dix vols par jour, les liaisons sont loin d’être au niveau de l’ancienne Navette qui a affiché jusqu’à 24 vols…
Nous rajouterons des avions tant qu’il y aura de la demande de la part des habitants de la région de Toulouse. Notre intérêt est de transporter un maximum de passagers. Si nous devons monter à 21 vols par jour, nous le ferons ! Nous rajoutons aussi des vols là où c’est utile pour les Toulousains : le lundi matin pour « monter » à Paris et le soir du mardi au vendredi pour rentrer à Toulouse.
Les tarifs qui peuvent dépasser les 700 € suscitent aussi beaucoup d’incompréhension. Peut-on plafonner les prix ?
Depuis l’arrivée de Transavia, le prix moyen vers Paris a baissé de 20 % mais aux moments les plus demandés, les prix augmentent. La règle d’or est de réserver le plus tôt possible pour bénéficier des prix les plus bas. Nous travaillons aussi avec Air France pour intégrer l’offre Transavia dans les contrats Corporate avec les grandes entreprises de la région. Nos équipes travaillent aussi à la création d’une carte abonnement.
Pensez-vous ouvrir de nouvelles destinations à Toulouse avec la réduction de votre concurrent Volotea ?
Ce retrait ouvre des opportunités. Nous avons accéléré les discussions avec l’aéroport de Toulouse-Blagnac pour étudier l’ouverture de nouvelles lignes pour Transavia.













