EXCLUSIF. L’information n’est pas encore officielle, mais elle a été actée ce mardi par les services de l’État. Sauf coup de théâtre, la mise en service de l’autoroute entre Castres et Toulouse devrait bien avoir lieu ce vendredi 6 novembre. L’opération n’en reste pas moins périlleuse. D’ici là, Atosca doit encore lever près d’une centaine de réserves pour obtenir le feu vert du ministre des Transports. En coulisses, les équipes préparent déjà une opération de basculement particulièrement délicate. Les explications.
C’est un dernier sprint qui se joue dans les coulisses de l’A69. Selon nos informations, la mise en service de l’autoroute aura bien lieu ce vendredi 6 novembre. L’horaire reste, en revanche, encore flou. Et pour cause. Les équipes d’Atosca sont engagées dans une course contre la montre, pour corriger les dernières imperfections du chantier, à la demande de l’État qui a conditionné son feu vert à la levée d’une centaine de réserves.
Depuis trois mois, les services de l’État ont intensifié les vérifications et les contrôles de l’infrastructure, à mesure que le chantier approchait de son terme. La dernière inspection, le 8 octobre, avait notamment mis en évidence des aménagements encore nécessaires sur le tronçon entre Soual et Castres. C’est ce constat qui avait conduit à repousser l’ouverture, initialement envisagée le 15 octobre.
Une ultime réunion de restitution s’est tenue ce mardi 3 novembre à Bron, près de Lyon, sous l’autorité de la sous-direction des financements innovants et du contrôle des concessions autoroutières (FCA), un service spécialisé du ministère des Transports. Atosca avait fait le déplacement pour examiner, avec les représentants de l’État, le bilan des contrôles et la liste des points restant à régler.
« Aucune réserve majeure de sécurité »
Le verdict laisse encore du travail au concessionnaire. « Il est ressorti de cette réunion qu’il reste encore un nombre important de réserves à lever, près d’une centaine, mais aucune réserve majeure de sécurité », indique Yasser Abdoulhoussen, directeur de projet A69 à la préfecture du Tarn.
Le volume peut impressionner, mais toutes ces réserves ne se valent pas. Certaines concernent des ajustements très concrets : un marquage au sol à reprendre, des zébras à mieux dessiner, des panneaux de signalisation à déplacer ou encore des bancs et des chaises à installer sur l’aire de repos. D’autres sont purement documentaires. Il s’agit notamment de transmettre à l’administration les justificatifs d’essais réalisés sur les équipements et les installations, par des bureaux d’études indépendants agréés.
Des équipes mobiles d’Atosca sont à pied d’œuvre depuis mardi, pour solder ces derniers points. Il ne reste plus que quelques heures pour tout solder. Le scénario privilégie en effet une remise complète des éléments dès jeudi, afin de permettre au ministre des Transports de signer la décision ministérielle de mise en service dans la foulée. Ce calendrier permettrait à Atosca de mettre à profit la nuit de jeudi à vendredi pour organiser le basculement de la circulation depuis le réseau routier existant vers la nouvelle infrastructure, raccorder les différents tronçons et adapter toute la signalisation le long du parcours.
Pas de nouvelle de l’inauguration
Si tout se déroule dans les temps, le basculement est envisagé vendredi matin, à partir de 10 heures. Une opération qui pourrait se prolonger jusqu’en fin de matinée. Avec le risque que le calendrier dérape plus tard dans la journée, si l’un des rouages venait à se gripper.
Si le calendrier de l’ouverture se précise, la date de l’inauguration officielle, elle, n’est toujours pas connue. La cérémonie reste suspendue à la venue du ministre des Transports, censée la présider. Le choix a été fait de dissocier les deux événements, afin de ne pas pénaliser le concessionnaire. Atosca était désireux de pouvoir mettre l’infrastructure en service le plus vite possible, ayant dépassé sa date de livraison contractuelle prévue le 15 octobre.

















