Quatre ralentisseurs sur seulement 370 mètres de voirie : le projet peut surprendre. Dans le quartier de Lardenne, à Toulouse, la municipalité s’apprête à réaménager la rue du Général-Lionel-de-Marmier pour sécuriser les déplacements des piétons et limiter la vitesse des automobilistes. Mais pourquoi un tel aménagement ? L’élu en charge de la voirie nous explique ce choix.
370 mètres, une grande route et seulement deux passages piétons situés aux extrémités… La rue du général Lionel de Marmier, dans le quartier de Lardenne à Toulouse, est particulièrement dangereuse. Ici, voitures roulant à grande vitesse et poids lourds se succèdent à longueur de journée, mettant régulièrement les piétons en situation d’insécurité. Un contexte qui pousse la municipalité à installer non pas un, mais quatre ralentisseurs, ainsi qu’un nouveau passage piéton. Mais pourquoi en mettre autant à la suite ?
Une question de sécurité
« On ne pouvait pas faire autrement », indique d’emblée Jean-Jacques Bolzan, élu en charge de la voirie. Sur cette rue un peu à l’écart du centre de Lardenne, proche d’une zone industrielle, « il y avait un problème de cohabitation. Nous avons réalisé des contrôles de vitesse. D’un côté, les automobilistes roulaient trop vite, d’où l’installation de coussins berlinois, et de l’autre, les poids lourds passaient par là. Les riverains voulaient aussi un passage piéton pour sécuriser les traversées », relate l’élu.
De fait, quatre ralentisseurs et un nouveau passage piéton feront leur apparition fin novembre, avec des travaux lancés dès le 23 novembre pour une durée de deux semaines. « Il n’y a pas eu d’étape avant, de radar pédagogique ou autre. Et on n’installe pas trop de ralentisseurs. Ici, c’est un cas d’aménagement particulier où l’on agit pour la sécurité », souligne l’élu.
Pas de règle sur le nombre de dos d’âne
Et en effet, il n’existe pas de nombre maximal de ralentisseurs autorisés sur une portion de route donnée. « Selon la longueur de la rue, on peut en mettre un ou plusieurs. Cela s’adapte en fonction de la longueur de la voirie, du flux de voitures et de la vitesse », indique Jean-Jacques Bolzan.
La législation encadre toutefois leur signalisation. « Quand on installe un ralentisseur hors zone 30, on doit l’indiquer par un panneau. On peut aussi indiquer une limite de vitesse au sol. Les panneaux doivent être installés à 50 mètres du ralentisseur… Mais rien n’est prévu sur leur nombre », conclut l’élu.














