La mairie de Toulouse a pris, vendredi 30 octobre, un arrêté de mise en sécurité visant le 18, rue d’Astorg, entre Esquirol et François-Verdier. Structure en bois à rénover, fissures à surveiller, infiltrations à traiter… La copropriété dispose de douze mois à compter de la notification pour réaliser les travaux. L’arrêté ne prescrit aucune évacuation et prévoit la suspension des loyers des locaux concernés.
Au 18, rue d’Astorg, près de la place Saint-Georges, les désordres persistent. La mairie de Toulouse avait adressé un premier courrier à la copropriété le 24 février 2026, avant d’engager la procédure de mise en sécurité.
Une expertise menée le 27 octobre en présence du syndic, Foncia, a conduit le service municipal chargé des immeubles menaçant ruine à dresser un nouveau constat. L’immeuble de trois étages avec combles aménagés abrite neuf logements et deux commerces au rez-de-chaussée, le barbier Au Nom du Père et le magasin de décoration Carpe Diem.
Un mur à colombage et une coursive à rénover
Parmi les travaux prescrits figurent la rénovation d’un mur intérieur à colombage et celle de la structure en bois qui soutient la coursive du rez-de-chaussée. La mairie demande aussi de relier la façade aux murs intérieurs, de ventiler la cave côté rue et de traiter les infiltrations au niveau des fenêtres de toit. Un diagnostic devra déterminer quelles pièces de bois nécessitent un traitement ou un remplacement.
Au troisième étage de l’aile est, des jauges ont été posées pour suivre l’évolution des fissures dans un logement. Le syndic a transmis des photos de ces dispositifs à la Ville, mais aucun relevé trimestriel. La reprise des fissures interviendra après analyse des mesures, si celles-ci confirment leur stabilité.
Les loyers suspendus à partir du mois suivant la notification
Pour les logements et les locaux commerciaux concernés, le loyer principal cesse d’être dû le premier jour du mois suivant l’envoi de la notification de l’arrêté ou son affichage en mairie et sur la façade. Il redevient exigible le premier jour du mois suivant la notification ou l’affichage de la levée de l’arrêté. Celle-ci interviendra après vérification des travaux par les services municipaux.
Le chantier devra être suivi par un maître d’œuvre et un bureau d’études spécialisé dans les structures. Si les travaux ne sont pas réalisés dans le délai imparti, les copropriétaires s’exposent à une astreinte. La Ville pourra également faire exécuter les travaux à leurs frais.














