Après les trois samedis de mobilisation, la majorité des commerces du centre-ville de Toulouse sont ouverts, affichant leur activité sur leur façade souvent protégée par des bardages de bois ou les services d’un vigile avec chien. Pourtant, quatre d’entre eux, saccagés et pillés, restent fermés depuis une dizaine de jours. Reportage.
Il faut s’y faire. Après les trois épisodes de manifestations commencées le 17 octobre, dans le centre-ville de Toulouse, il faut désormais s’habituer à voir des bardages de bois ou de métal sur la majorité des façades des commerces, voire également des vigiles avec chien face à l’entrée. Une situation souvent assortie d’affichettes informant que la boutique est ouverte et continue son activité. Quatre commerces restent pourtant fermés, interpellant les passants sur leur probable ouverture.

Ceux-ci, particulièrement touchés lors du samedi 17 octobre, donnent l’impression d’être définitivement clos. Il n’en est pourtant rien. Rue Alsace et rue Saint-Rome, deux enseignes sportives Courir font partie de ces commerces totalement clos, entourés de bardages. « Nous avons posé une affichette avec un numéro pour les livraisons, précise une responsable pour la boutique rue Alsace. Les deux magasins ont été pillés et saccagés. Depuis dix jours, nous sommes fermés car de gros travaux sont nécessaires, nous devons aussi récupérer des meubles. Nous espérons rouvrir très vite mais pour le moment, nous n’avons pas encore arrêté de date de reprise. »

Des pertes astronomiques
Rue Saint-Rome, l’enseigne Micromania spécialisée dans les jeux vidéo, a également tiré le rideau depuis une dizaine de jours. Une situation liée à l’ampleur des dégâts matériels que la boutique a connus le 17 octobre avec la vitrine brisée et le rideau métallique arraché. Les réparations touchant à leur fin font espérer une ouverture prochaine.

En attendant, les clients peuvent se rendre dans les autres boutiques de Blagnac et de Toulouse Gramont. Toujours rue Saint-Rome, la boutique I. Services spécialisée en réparation de portables, elle aussi pillée, « a achevé l’installation d’un nouveau rideau métallique et devrait rouvrir prochainement », selon les commerces voisins. Une enseigne dont la seconde boutique rue Alsace, est ouverte. Des magasins qui comme la majorité n’avaient pas posé de protection à leur commerce lors du premier samedi de manifestations et de violences du 17 octobre. Ces fermetures engendrent bien sûr de très grosses pertes à ces enseignes, difficiles à chiffrer « mais qui s’annoncent astronomiques », selon un proche du dossier.
















