L’établissement public Garonne Gascogne et affluents pyrénéens s’inquiète à propos de l’examen d’un texte sur l’hydroélectricité en cours de discussion à l’Assemblée nationale. Il pourrait porter préjudice aux territoires qui ont besoin de lâchers d’eau dans la Garonne.
L’établissement public Garonne Gascogne et affluents pyrénéens, tire la sonnette d’alarme. Il ne faudrait pas qu’un texte sur l’hydroélectricité actuellement en cours de discussion à l’Assemblée nationale porte préjudice aux territoires, et qu’en période de sécheresse il n’y ait plus la possibilité de faire des lâchers d’eau dans la Garonne en période d’étiage, pour maintenir un débit minimum disent les élus.
« Cela fait 30 ans que les ouvrages hydroélectriques font du soutien d’étiage de la Garonne »
Si les 577 députés ne sont pas attentifs aux débats, le risque martèle Franck Solacroup, directeur général des services de l’établissement public, c’est que les territoires passent après les besoins du marché européen.
Si il est voté, le texte de loi sur l’hydroélectricité en cours de discussion à l’Assemblée Nationale, imposera à EDF et à la CHEM de mettre à disposition de l’Europe 30% de sa production.
Dans cette optique, » il est important de faire valoir les enjeux de nos territoires » alerte l’établissement public Garonne Gascogne et affluents pyrénéens. Des amendements ont été rédigés, mais il faut désormais qu’ils soient signés.
Dans le midi Toulousain, la revente sur le marché européen, concernera 30% de l’énergie produite par une vingtaine d’ouvrages, citons les plus connus : le barrage du lac d’Oô en Haute-Garonne, les barrage d’Izourt, de Gnioure et de Laparan en Ariège.
Or, en période de sécheresse, c’est depuis ces gigantesques réservoirs que, l’eau est lâchée pour garantir les niveaux des cours d’eau et notamment ceux de la Garonne, qui alimente Toulouse en eau potable.
Le DGS explique : « Il ne faut pas que les ouvrages hydroélectriques soient seulement vus comme des ouvrages de production électriques, mais qu’on puisse maintenir le multi-usage qu’on a développé historiquement, puisque ça fait 30 ans qu’on fait du soutien d’étiage de la Garonne. «
Questionné sur les dangers du texte, Franck Solacroup répond : « Le risque, c’est qu’ à un moment donné la production hydroélectrique ne soutienne plus nos rivières. Et quand on sait qu’à Toulouse, l’été dernier, près de 40% de l’eau qui passait sous les ponts toulousains provenaient de nos lâchers dans la Garonne. Si on ne pouvait plus faire ces lâchers, ça pourrait être une catastrophe pour la Garonne, sa biodiversité, et tous les usages et plus largement pour le développement de nos territoires. »
Les autres cours d’eau concernés dans le Midi toulousain sont l’Ariège, la Neste et les rivières de Gascogne. Le texte de loi sur l’hydroélectricité est en débat ces 3, 4 et 5 février à l’Assemblée nationale.
https://www.francebleu.fr/occitanie/haute-garonne-31/toulouse-31555





















