À moins de deux mois du scrutin, BFM présente les villes à surveiller pour les différentes formations politiques.
Qui va perdre des plumes? Qui va se renforcer? Quels scrutins seront les plus disputés? Quels peuvent être les principaux points de bascule? BFM vous présente les enjeux des élections municipales des 15 et 22 mars prochains avec une carte pour chacune des principales formations politiques.
• Parti socialiste
À la tête de 9 des 20 plus grandes villes françaises, le Parti socialiste veut confirmer sa très bonne implantation locale, à près d’un an de l’élection présidentielle. Certains scrutins seront particulièrement disputés face à l’habituelle présence de la droite, mais aussi en raison de la stratégie de La France insoumise.
Le mouvement de Jean-Luc Mélenchon, qui avait jusqu’ici fait le choix d’enjamber cette élection, s’investit pleinement avec plusieurs candidatures en solitaire de certaines de ses figures.
Toujours à gauche, le PS, tentera de ravir certaines mairies aux écologistes, même s’il s’est allié à ces derniers dans plusieurs villes. Enfin, les roses ont aussi dans le viseur des municipalités détenues par le centre et la droite comme Saint-Étienne, Limoges, Amiens ou Toulouse.
• Les Républicains
La droite misait beaucoup sur ces élections pour se refaire la cerise dans la lignée de la montée en puissance de Bruno Retailleau au gouvernement, mais le scrutin pourrait tourner à la désillusion.
Du moins dans les grandes villes, LR restant très bien implanté dans les communes de moins de 10.000 habitants.
Pour contrebalancer d’hypothétiques défaites, le parti fonde beaucoup d’espoirs sur une victoire à Paris avec Rachida Dati. Mais aussi sur des soutiens à de potentiels vainqueurs, comme Jean-Michel Aulas à Lyon, Jean-Luc Moudenc à Toulouse ou Martine Vassal à Marseille.
• Les Écologistes
Après la « vague verte » de 2020, Les Écologistes peuvent craindre une désillusion en 2026. Ils apparaissent en difficulté dans plusieurs de leurs principaux bastions, alors que la défense de l’environnement ne semble plus avoir le vent en poupe, contrairement aux questions régaliennes qui apparaissent au premier plan de ces municipales.
Toutefois, les différents sortants estiment que leur bilan pourra faire la différence in fine: c’est le cas pour Grégory Doucet à Lyon ou Jeanne Barseghian à Strasbourg.
Aussi, la secrétaire nationale du parti, Marine Tondelier, veut croire que certaines villes de droite comme Metz, Lorient ou Biarritz peuvent basculer dans le giron écologiste.
• Rassemblement national, UDR et Reconquête
Très faible habituellement aux élections municipales, le Rassemblement national, qui compte seulement une dizaine de mairies, espère capitaliser sur ses bons scores aux élections nationales pour progresser. Le parti d’extrême droite cible principalement les zones rurales, périurbaines ou les villes de 30.000 à 50.000 habitants, mais a aussi une carte à jouer dans certaines grandes villes, principalement dans le Sud-Est.
Dans les territoires qui lui sont défavorables, la formation lepéniste veut également peser en obtenant des conseillers municipaux, faute de pouvoir viser la victoire.
Au-delà du RN, d’autres personnalités d’extrême droite seront de la partie municipale, dont Sarah Knafo, candidate Reconquête qui tentera de se faire une place sur un terrain déjà bien occupé à droite comme à gauche: Paris.
• Renaissance et camp présidentiel
Faiblement ancré localement, Renaissance est condamné à jouer les seconds rôles dans ces élections. Dans les 10 plus grandes villes françaises, le parti présidé par Gabriel Attal compte seulement deux candidats sur son étiquette.
Il s’agira surtout de viser l’obtention de conseillers municipaux et de soutenir certains candidats de premier plan, dont Jean-Michel Aulas à Lyon, Martine Vassal à Marseille, Christian Estrosi à Nice ou Jean-Luc Moudenc à Toulouse.
Pour le reste, le camp présidentiel sera représenté par deux de ses principales figures: François Bayrou pour le Modem à Pau et Édouard Philippe, le patron d’Horizons au Havre.
• La France insoumise
Auparavant peu investis dans le scrutin municipal, les insoumis ont changé leur fusil d’épaule. Cette fois, de nombreux députés du mouvement partent à l’assaut des grandes villes, dont certaines où LFI a obtenu de très bons scores aux élections nationales récentes. Le mouvement se lance aussi dans des communes de banlieues populaires, notamment en Seine-Saint-Denis.
Si elle est donnée perdante dans la plupart des grandes villes, LFI peut a minima viser des entrées dans les conseils municipaux et augmenter son contingent d’élus locaux avant les élections sénatoriales en septembre.





















