Le Mondial 2026 débute ce jeudi 11 juin. Pour l’occasion, Guy Lacombe, ancien footballeur aveyronnais et champion olympique 1984, fait le point sur cette nouvelle compétition internationale.
L’ancien attaquant de football Guy Lacombe est originaire de Villefranche-du-Rouergue (Aveyron). Passé par Albi, Nantes, Lens, Tours, Toulouse et Rennes, il remporte en 1984 le titre olympique avec l’équipe de France contre les Etats-Unis. À l’occasion du lancement de la Coupe du monde 2026 ce jeudi 11 juin, disputée aux États-Unis, au Canada et au Mexique, l’ex-entraineur du TFC fait le point sur l’évènement.
ICI Occitanie : De nombreuses polémiques avant même le mondial. Un arbitre somalien refoulé, des contrôles douaniers jugés excessifs. Est-ce que ça ne vous sort pas de l’engouement ?
Guy Lacombe – J’ai hâte, même si les tensions internationales sont palpables . Le puriste football que je suis est toujours intéressant mais c’est triste d’assister à tout ça.
L’année de votre titre olympique en 1984, vous jouiez contre la Norvège en phase de groupe, comme les Bleus cette année. Le match se tenait à l’époque à Boston, la ville où se situe le camp de base des Français pour cette Coupe du monde 2026. Un signe ?
Bien sûr. On espère la même finale avec une rencontre France-Brésil. [NDLR : À l’époque, la Seleça s’était inclinée (0-2) face à l’équipe de France, à Los Angeles. Il s’agissait de la première médaille d’or des Bleus dans l’épreuve.]
La compétition se déroule dans trois pays, dont les États-Unis, n’étant pas particulièrement réputé pour sa ferveur autour du « soccer ». Vous jouiez vous aussi aux États-Unis en 1984. Est-ce que c’est différent ?
C’est un public différent. Le spectateur est plus naïf ou enthousiaste sur toutes les actions. Il se réjouit et aime des actions qui sont anodines, ici, en Europe. Il s’enthousiasme pour des beaux gestes et des attitudes comme ça n’aurait pas eu lieu chez nous. C’est un public très chaleureux. On avait adoré la demi et la finale avec presque une centaine de milliers de spectateurs.
Quel regard portez-vous sur cette équipe des Bleus, très armée à l’avant cette année ?
Je dirais qu’on a eu un petit rappel à l’ordre avec la défaite face à la Côte d’Ivoire (1-2) et c’était une bonne chose. On a besoin de se remettre les pieds sur Terre. Ça a été bien rétabli durant le dernier match contre l’Irlande du Nord (3-1). Je pense que le groupe est armé pour faire une très belle Coupe du Monde, même s’il y a d’autres challengers.
Didier Deschamps vit ses derniers matchs en tant que sélectionneur. Un mot sur le bilan de ce qu’il a réalisé avec les Bleus, vous qui avez aussi entrainé ?
C’est exceptionnel. Il est champion du monde en 2018, vice-champion du monde quatre ans plus tard face à l’Argentine. Ça s’est joué à très peu de choses. On lui souhaite de sortir de cette Coupe du monde le plus haut possible.
https://www.francebleu.fr/occitanie/haute-garonne-31/toulouse-31555












