Plusieurs dizaines de personnes évacuées de Gironde, sont accueillies depuis dimanche dans le Parc des Expositions, le Meett, à Aussonne, près de Toulouse. Les équipes du Samu de Toulouse ont été sont également mobilisées sur place pour aider les autorités.
Depuis dimanche soir des personnes âgées évacuées de la Gironde sont accueillies au MEETT, à Aussonne, près de Toulouse. C’est la préfecture de Haute-Garonne qui organise l’accueil de ces « publics vulnérables » avec l’aide de la Sécurité civile. Le CHU de Toulouse, et plus particulièrement les équipes du SAMU 31, sont mobilisés depuis plusieurs jours ce week-end.
Les équipes du Samu toulousain accompagnent le transfert et l’accueil des personnes âgées évacuées au MEET, sous la coordination de la Préfecture et avec l’appui de l’Agence Régionale de Santé. Elles assurent les soins nécessaires aux personnes accueillies, avec l’appui de la CUMP 31 (Cellule d’Urgence Médico-Psychologique), des équipes de gériatrie du CHU de Toulouse et des professionnels de santé (médecins et infirmiers) libéraux.
Des personnes âgées transférées dans les Ehpads toulousains
Depuis mardi matin, le SAMU 31 coordonne avec la direction départementale de l’Agence Régionale de Santé de la Haute-Garonne, le transfert de plusieurs personnes âgées vers les établissements médico-sociaux du midi toulousain. D’après la préfecture de Haute-Garonne, dès dimanche soir deux Ehpads toulousains ont accueilli des personnes âgées, il s’agit des publics les plus vulnérables et dépendants, détaillent les autorités.
Les équipes du Samu 31 sont également mobilisées en Gironde. Le CHU de Toulouse a déployé son hôpital mobile, au Parc des Expositions à Bordeaux. Le deuxième hôpital mobile du CHU de Toulouse est installé à Bordeaux. Une équipe soignante et une équipe de médecine de catastrophe du SAMU 31 ont rejoint Bordeaux pour aider les soignants bordelais.
« Pendant deux nuits je n’ai pas dormi »
Parmi la centaine de personnes âgées évacués de Gironde Michel Lapeyre. Alerté par son fil, l’octogénaire a tout juste eu le temp de préparer deux sacs d’affaire avant de devoir quitter sa maison de Marcheprime, entre le bassin d’Arcachon et Bordeaux. Une fois à l’abri il a appris qu’il été emmené vers Toulouse, où il serait accueilli dans un institut médical. « Cela ne m’a pas fait sourire« , se souvient Michel.
« D’abord parce que la route pour être exclus de nos villages a été longue, puis parce qu’ensuite venir jusqu’à Toulouse rallonger encore le périple. » Une fois arrivé dans la ville rose, Michel a dû passer deux nuits sur un des lits de camps installé dans le parc des expositions » Pendant deux nuits je n’ai pas pu dormir, » confesse-t-il épuisé. « D’abord parce que j’ai une fracture du dos et c’est douloureux de dormir sur ses lits, ensuite c’est de l’angoisse. Je ne sais pas ce qu’il se passe là-bas et j’ai tout laissé. Je ne sais pas ce que je retrouverais. »
https://www.francebleu.fr/occitanie/haute-garonne-31/toulouse-31555












