Les membres de l’enquête administrative chargés d’identifier les supposés ratés de la chaîne judiciaire dans l’affaire Lyhanna sont attendus au tribunal judiciaire de Toulouse, ce lundi après-midi 8 juin. Des fonctionnaires doivent être entendus sur la procédure de dessaisissement du parquet de Toulouse, après la plainte pour viol sur une fillette de onze ans, le 22 août 2025.
Des magistrats indépendants chargés de mener une enquête administrative après la disparition et la mort de Lyhanna, dans le Gers, se sont rendus au tribunal judiciaire de Toulouse, ce lundi 8 juin, pour entendre des fonctionnaires.
Une première étape pour tenter de tracer toute la chaîne des responsabilités sur une plainte pour viol déposée le 22 août 2025 par la mère d’une fillette de onze ans, visant directement le tueur présumé de Lyhanna, Jérôme Barella. Plainte dont on se demande encore pourquoi la procédure d’urgence n’a pas été appliquée et qui aurait dû conduire à un placement en garde à vue de cet homme de 41 ans.
Déposée à la brigade de gendarmerie de Plaisance-du-Touch (Haute-Garonne), cette fameuse plainte est d’abord traitée par le parquet de Toulouse. Des premiers actes d’urgence sont réalisés : examen médico-légal et expertises psychologiques sur la fillette de onze ans. Des lésions compatibles avec des faits de viol sont bel et bien décelées.
Selon le procureur de la République de Toulouse, David Charmatz, « le dossier a été transmis au parquet d’Auch fin octobre-début novembre 2025, parce qu’il est seul compétent en raison du lieu des faits et du domicile de leur auteur ». Et c’est précisément sur la façon dont ce dossier a été envoyé par une parquetière que portent ces premières investigations.
Il semblerait que ce dossier de viol sur mineure a été envoyé par voie postale, comme cela se pratique régulièrement dans les échanges entre parquets. L’enquête devra établir si cet envoi a été accompagné, ou pas, d’un coup de téléphone alertant le parquet d’Auch du caractère « urgent » de cette affaire.















