Après la correction reçue par le Racing en demi-finale du Top 14 ce vendredi 19 juin (17-71), le manager francilien Patrice Collazo s’est montré réaliste dans son analyse, reconnaissant la supériorité du Stade Toulousain.
Le scénario n’était évidemment pas celui espéré. Comment l’avez-vous vécu ?
Le scénario est simple, il faut reconnaître la supériorité du Stade ce soir (ce vendredi 19 juin). Sur la maîtrise de l’événement, la manière d’aborder les choses, de poser l’empreinte sur le match, les Toulousains nous ont pris dès les premières minutes. Il n’y a pas à avoir de la déception quand on perd comme ça, contre plus fort. Comme je l’ai dit aux joueurs dans le vestiaire, souvent dans la saison, quand on a perdu, on a toujours existé, on a toujours rivalisé. Or, ce soir, on n’a pas pu. On n’a pas pu parce qu’on n’a rien enclenché de positif. Et on sait que contre des machines comme ça, il faut vite enclencher quelque chose de positif, prouver qu’on est présent et qu’on va faire partie du match.
Finir la saison sur un score d’une telle ampleur est-il tout de même difficile à encaisser ?
On aurait voulu offrir une autre sortie au club. Ce vendredi soir, le collectif du Racing n’a pas su rentrer dans ce match. Mais Toulouse a fait ce qu’il fallait pour nous laisser surtout en dehors. Comme on a été hyper serrés pendant les victoires, ce soir, je veux qu’on reste bien tous ensemble aussi.
À l’image de l’UBB qui a su rebondir après avoir essuyé un lourd revers en finale en 2024, pensez-vous que cette défaite peut vous aider à bâtir l’avenir ?
Chaque club est différent. Chaque contexte de club est différent. Après, on va l’analyser. Je l’avais dit avant le match, on a toujours su s’améliorer, même après les coups durs. Alors ça ne va pas changer, on va rester nous-mêmes. C’est le plus important, de rester fidèles à nos convictions. Ce qui est sûr, c’est qu’il faudra plus la saison prochaine. Mais il n’y avait que quatre équipes sur le week-end de représentées, et dans ces quatre, il y a le Racing. Quand dix sont en dehors. Donc il ne faut pas non plus tout jeter. Il y a des choses qui ont fonctionné cette saison, d’autres moins. On connaissait nos lacunes, certains points faibles qu’on pouvait avoir.
Le Racing revient quand même de loin…
Face à nous ce soir, on a eu une supériorité collective, mais aussi une supériorité dans le vécu et autres. Néanmoins, il ne faut pas oublier qu’il y a 14 mois, on bataillait pour le maintien. Et 14 mois plus tard, on a trouvé le moyen de se retrouver dans le dernier carré. On verra la saison prochaine quand on reprendra, mais il faudra plus. Car ce qu’on a réalisé cette année ne suffira pas. Et je suis convaincu que ce groupe a encore envie de progresser, et qu’il dispose surtout d’une énorme marge de progression.












