Grâce à la détermination de leur belle-fille, un couple de retraités Toulousains, après avoir déboursé 18 000 € à un magasin franchisé SoCoo’c, a réussi à avoir sa cuisine équipée. Un équipement qu’ils ont bien failli ne jamais avoir : l’antenne de SoCoo’c ayant mis la clé sous la porte. De nombreux clients se trouvent désemparés et ont monté un collectif.
C’est une situation incroyable vécue par Angelina Billatte, malheureusement déjà subie par plusieurs clients. Parmi les dizaines de dossiers recensés après la fermeture des magasins Mobalpa et SoCoo’c de Portet-sur-Garonne et de Colomiers, un couple de retraités toulousains, Martine et Dominique, 72 et 76 ans, se sont retrouvés dans la même galère, après avoir, en février dernier, commandé à l’entreprise une cuisine équipée.
« Ils voulaient une cuisine sur mesure pour emménager dans leur nouvel appartement, explique leur belle-fille Angelina Billatte. Pour cela, au départ, ils ont dû payer comptant la somme de 18 000 € au magasin SoCoo’c avenue des États-Unis ». Mais le jour J, aucune livraison. Nul message non plus pour donner des explications à Martine et Dominique : « Mes beaux-parents étaient très angoissés et ne comprenaient pas, assure Angelina. Face à leur désarroi, compréhensible chez des gens âgés, j’ai pris l’affaire en main ».
« J’ai fait le siège du magasin »
Angelina se rend alors sur place rencontrer le directeur du magasin et lui demander des explications : « Une jeune vendeuse m’a répondu qu’il était absent, se souvient-elle. Sans découragement, j’y suis retournée le lendemain et encore le surlendemain. À chaque fois, la réponse était identique : le directeur était absent ».
En colère et consciente de l’escroquerie cachée derrière cette attitude, Angelina exige alors d’appeler le directeur pour s’entretenir avec lui sur haut-parleur. « Je me suis installée à une table, une carafe d’eau près de moi et j’ai fait le siège du magasin pour dissuader les clients d’acheter. En entendant ma colère, notamment sur l’exigence du paiement en totalité, les clients ont vite compris : d’autant que certains vivaient la même situation ».
Cuisine sans plan de travail
Le lendemain, en arrivant sur place, Angelina découvre le magasin fermé. « Une responsable effondrée, qui ignorait l’ampleur de la situation, me dit que le directeur a tiré le rideau des trois magasins. J’apprends aussi que la livraison de la cuisine n’a pas été faite à mes beaux-parents simplement parce que le transporteur n’a pas été payé par SoCoo’c ». Après moult appels, Angelina, tenace, se tourne vers le Groupe Fournier (maison mère Mobalpa).

« En entendant que j’avais alerté la presse et la TV avec Julien Courbet, tout s’est débloqué comme par magie, constate-t-elle. Qu’à titre exceptionnel, ils allaient revoir la situation et prévoir une date de livraison à condition que je confirme par mail mon accord pour la prise en charge de ce dossier ». C’est aussi cette société qui a réglé les frais de transport. « Nous avons reçu cette cuisine ce jeudi avec l’absence du plan de travail : la société Ecogranit, spécialisée dans cet équipement en marbre, n’ayant pas été réglée ». Aujourd’hui Angelina se dit épuisée, « je vais continuer à me battre. C’est une question de justice ». Martine et Dominique sont, eux, très touchés psychologiquement et financièrement par tout ce chaos.












