Rachel et Eva s’apprêtent à vivre le Rose Festival 2026 du côté des bénévoles pour la quatrième année consécutive. Mais leur aventure commence bien avant l’ouverture du festival puisqu’elles doivent traverser la France depuis Lyon et organiser leur été autour de ce projet. On vous raconte.
C’est la mine fatiguée, sac sur le dos et valises à la main que Rachel et Eva sont arrivées ce mardi 25 août à la gare de Toulouse-Matabiau, après un voyage en train depuis Lyon. Le réveil à 5 h a été rude mais « c’était pour la bonne cause » assurent les deux amies. Du jeudi 27 au samedi 29 août, elles vivront le Rose Festival, non comme les 120 000 spectateurs attendus, mais en tant que bénévoles. Une expérience qu’elles renouvellent depuis quatre ans, sans hésitation malgré la distance.

Une amitié fondée autour de BigFlo et Oli
Le Rose Festival n’a rien d’un choix par hasard pour Rachel et Eva. C’est en 2018 qu’elles se rencontrent en étant dans la même classe de seconde à Charolles (71). Si rien ne les unissait au départ, c’est finalement une story postée sur les réseaux sociaux d’Eva lors d’un concert de BigFlo et Oli qui retient l’attention de Rachel. Il n’en fallait pas plus pour que démarre une grande amitié entre les deux jeunes filles, aussi fans l’une que l’autre du duo de rappeurs toulousains.
En 2023, pour la deuxième édition du Rose Festival, les deux amies repèrent le formulaire d’inscription pour devenir bénévoles. À ce moment-là, Eva vient d’apprendre qu’elle partirait faire ses études de vétérinaire en Roumanie durant six ans. « J’avais l’objectif de voir BigFlo et Oli avant mon départ donc on a sauté sur l’occasion », explique-t-elle.
La première d’une longue série
« Notre première fois au Rose, bien sûr qu’on s’en souvient », assure Rachel. « On était tellement excitées, c’était grandiose », ajoute Eva. Leurs souvenirs sont intacts. Les deux jeunes femmes aujourd’hui âgées de 23 ans ont été marquées par l’ambiance et la bienveillance dans les équipes de bénévoles. Pour leur première participation, elles étaient affectées à la vente de merch. « Lorsqu’on remplit le formulaire, on peut choisir trois vœux de missions », explique Eva.
Après l’édition 2022, poursuivre l’aventure était une évidence. « On n’a pas hésité, on voulait revenir pour la suivante, puis encore celle d’après… », poursuit-elle. Chaque année depuis, Eva rentre de Roumanie pour les vacances d’été et réserve sa semaine pour le Rose Festival avec Rachel. Le rendez-vous est évidemment pris pour cette édition 2026.
Plus de 500 km direction Toulouse
Jeudi, Rachel et Eva retrouveront les quelque 1 200 bénévoles réquisitionnés. Mais pour le duo cela demande une certaine logistique. « J’ai fait 1 h 30 de trajet en voiture et TGV pour rejoindre Lyon où vit Rachel, puis nous avons fait 4 h 20 de train direction Toulouse », précise Eva. En ajoutant l’hébergement des trois jours, leur budget s’élève environ à 200 € par personne.
« Ce n’est pas simple car nous avons les réponses du bénévolat seulement dans l’été, il faut s’organiser vite et beaucoup de logements sont déjà loués à cette période », explique Rachel. Eva, quant à elle, travaille le reste de la saison. « Lorsque j’ai trouvé mon job d’été, j’ai tout de suite prévenu que je ne serai pas disponible pendant la semaine du Rose Festival. »
Elles en profitent toutefois pour visiter la Ville rose. « C’est aussi des vacances pour nous car on adore Toulouse donc on prolonge un peu le séjour », affirme Rachel. Une chose est sûre, cette logistique n’est pas un frein pour les deux adeptes qui comptent bien réitérer l’expérience autant de fois que possible.
Vivre les coulisses du festival
En prêtant main-forte à l’événement, Rachel et Eva ont le sentiment « d’apporter leur pierre à l’édifice ». Depuis quatre ans, elles ont vu ce rendez-vous mythique évoluer, et ont eu l’impression de grandir avec lui. « Au départ il n’y avait que deux scènes, aujourd’hui il y en a quatre, ça s’est transformé avec le temps et nos missions aussi. Grâce à notre ancienneté, on a accès à des postes plus importants », explique fièrement Eva.
Si elles travaillent en moyenne 6 h par jour, les deux jeunes femmes insistent sur la chance de pouvoir vivre le festival depuis les coulisses. « En dehors de nos missions, on profite à fond des concerts et on se sent vraiment privilégiées », confie Rachel.
Pour les amies, éloignées par la distance entre la France et la Roumanie, c’est l’occasion de se retrouver chaque été et de vivre quelque chose qui sort de l’ordinaire. « Je sais que je ne pourrai pas faire ce genre de chose dans mon travail donc je suis contente de le faire ici entre amies », explique Eva. Ce week-end, elles travailleront ensemble au pôle « visibilité partenaires » et c’est l’impatience qui se lit actuellement dans leurs yeux.












