Le centre international italien, venu pour remplacer Pita Ahki, a toutes les qualités pour devenir rapidement l’un des éléments essentiels de l’effectif toulousain. Quand il ne sera pas retenu par sa sélection…
Il est la tête d’affiche du recrutement toulousain. Et pas seulement parce qu’il demeure le seul arrivant de l’été à Ernest-Wallon, si l’on met de côté les retours de prêt de Valentin Delpy (Colomiers) et Malachi Hawkes (Provence Rugby). Débarqué de Trévise, l’international italien Tommaso Menoncello (24 ans ; 41 sélections), phénomène de précocité, arrive dans la Ville rose avec un statut qu’il va désormais devoir mettre à l’épreuve de la concurrence et du rouleau compresseur que représente une saison en France.
De ce que l’on a vu pendant une mi-temps à Bayonne, vendredi soir, celui qui avait été désigné meilleur joueur du Tournoi 2024, à seulement 21 ans (à 19 ans et 170 jours, il était aussi devenu le plus jeune marqueur de la compétition continentale), risque bien de faire des étincelles au milieu du terrain.
Très athlétique (1,87 m ; 101 kg), le coéquipier d’Ange Capuozzo sous le maillot transalpin a déjà donné un aperçu de sa palette complète. Incisif sur la ligne d’avantage, présent en défense avec deux retours précieux même s’il s’est fait prendre sur les cannes par Santiago Carreras, il a aussi montré sa capacité à faire jouer autour de lui et à sentir les coups.
Quand on sait que rien ne le prédestinait au ballon ovale, lui qui y est arrivé à l’âge de 10 ans parce que son club de football venait de faire faillite, comme il l’avait raconté en 2025 à L’Équipe Magazine, on se dit que le destin a bien fait les choses.
Polyvalent
Venu sur les bords de la Garonne pour remplacer Pita Ahki aux côtés de Pierre-Louis Barassi, Santiago Chocobares et Kalvin Gourgues, c’est avec le N.13 dans le dos qu’il a débuté son aventure, associé au premier nommé. Un poste de second centre qu’il occupe aussi bien que celui de premier, comme en attestent les 116 matchs disputés avec Trévise et la Squadra Azzurra.
Seulement, avec son statut d’international, il va se retrouver dans la même situation que les nombreux Bleus de l’effectif, à savoir absent en novembre et lors du Tournoi (le staff aura malgré tout la possibilité de l’utiliser lors des 16e et 18e journées), et géré une partie de la saison en Top 14 (il n’a jamais disputé plus de 16 matchs par saison avec Trévise). Cela ne l’empêchera sans doute pas de devenir rapidement l’un des chouchous d’Ernest-Wallon.













