Le maire de Fonsorbes, Mathieu Lafoux, a fait sensation sur les réseaux sociaux en répondant à un défi « High Kick » des élèves de sa commune, jeudi, en marge du mouvement des lycéens. Âgé de 26 ans et ceinture noire de karaté, il s’est rendu sur place pour apaiser les tensions liées à un blocus, recueillant les doléances des lycéens sur le manque d’enseignants et la chaleur en classe. Il estime qu’il faut prôner le débat, quitte à donner de sa personne quand les manifestants lancent un défi.
« Mon pantalon n’a pas craqué », raconte avec une pointe d’humour le maire de Fonsorbes, Mathieu Lafoux, dont le « High Kick » devant les élèves fait le tour des réseaux sociaux ces dernières 24 heures. Ce vendredi, il en plaisante, mais jeudi matin, quand, après avoir entendu parler du blocus, il se déplace devant le lycée de sa commune du sud-ouest toulousain, il n’est pas vraiment à la fête. « Quand j’ai entendu parler de ce qui se passait, je me suis déplacé sur place pour apaiser les esprits et m’assurer que le cadre républicain était respecté et que tout se passait dans de bonnes conditions », insiste le jeune édile de 26 ans, qui a été élu en mars dernier.
Les lycéens ont pu lui faire remonter leurs doléances, « le manque d’enseignants, les problèmes d’AESH, mais aussi la question de la chaleur dans les classes, ce que je peux comprendre car nous sommes confrontés au même problème dans les écoles », raconte Mathieu Lafoux pour qui, quel que soit l’âge, « le seul moteur doit être le débat, pas la violence ».
Pas là pour « jeter de l’huile sur le feu » ni être un « has-been »
Après plusieurs heures d’échange en présence du personnel de l’établissement et des forces de l’ordre, les élèves décident de lancer un défi à celui qui fut pion dans leur lycée. « J’ai décidé d’y répondre », explique le jeune maire, ceinture noire de karaté deuxième dan. Il a donc fait une figure de « High Kick » sous les yeux des lycéens qui n’ont pas manqué de filmer. Et de le féliciter en suivant.
Et depuis, cette vidéo tourne en boucle sur les réseaux sociaux. « Je ne suis ni LFI pour jeter de l’huile sur le feu, ni ‘has-been’ à rester derrière mon bureau. À Fonsorbes, nous n’avons pas eu de heurts hier envers les forces de l’ordre, après le blocus ils ont tout rangé. On met en avant ce qui se passe mal mais il faut aussi dire quand cela se passe bien, avec un travail en amont avec le système éducatif », indique l’élu.













