Une adolescente de 13 ans a témoigné, mercredi 14 octobre 2026, devant le tribunal correctionnel de Toulouse, des conséquences de sa rencontre avec un automobiliste, en juillet 2025, à Croix-Daurade. L’homme lui avait proposé 200 € pour lui lécher les pieds. À la barre, Antoine a reconnu les faits, assurant n’avoir jamais accosté de mineure auparavant. Les enquêteurs ont pourtant découvert des images pédopornographiques dans son ordinateur ainsi que des recherches ciblées sur la date et l’heure de publication des résultats du brevet des collèges. Il a été condamné à six mois de prison avec sursis.
Devant le tribunal correctionnel de Toulouse, l’adolescente craque. « Depuis cet épisode, je ne veux plus sortir, même plus pour me rendre à la boulangerie », confie-t-elle, émue. Ce mercredi 14 octobre, la jeune fille, désormais âgée de 13 ans et défendue par Me Assia Derbali, est venue raconter ce que cette rencontre a changé dans sa vie. Depuis les événements de juillet 2025, elle souffre aussi d’une alopécie, une perte de cheveux qui pourrait être liée au stress.
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À la barre, Antoine reconnaît la totalité des faits. Il se présente comme fétichiste et confirme avoir proposé 200 € à l’adolescente pour lui lécher les pieds. Il assure que c’était la première fois qu’il accostait une mineure.
Des billets tendus
En juillet 2025, la jeune fille cherche à rejoindre une boulangerie dans le quartier de Croix-Daurade, à Toulouse, lorsqu’un automobiliste s’arrête à sa hauteur. Au volant d’une Opel blanche, cet homme, alors âgé de 34 ans, lui adresse la parole et lui tend des billets.
La proposition effraie l’adolescente. Elle s’enfuit en courant, craignant pour sa vie, et rejoint un couple qui marche à proximité. Les témoins donnent l’alerte en composant le 17. La police interpelle le conducteur.
Antoine ne conteste pas ce qu’il vient de faire. Mais, dès sa garde à vue, il avance une explication : il n’aurait pas immédiatement compris que la personne abordée était une jeune mineure.
Il invoque ses pulsions
Aux enquêteurs, le trentenaire explique qu’il se sent seul, évoque ses pulsions et indique faire régulièrement appel à des escortes. Il soutient qu’après avoir constaté le jeune âge de l’adolescente, il n’avait plus l’intention de donner suite à sa proposition.
Il affirme également ne ressentir aucun désir pour les mineures, tout en reconnaissant avoir besoin de soins pour maîtriser ses pulsions. Déféré le 8 juillet 2025 en vue d’une comparution à délai différé, il laisse alors derrière lui une question que les investigations doivent éclaircir : que contient le matériel informatique saisi à son domicile ?
Des recherches ciblées sur le brevet
L’exploitation de son ordinateur révèle la présence d’images pédopornographiques. Les enquêteurs découvrent également qu’Antoine s’est renseigné en détail sur la date et l’heure de publication des résultats du brevet des collèges.
Sans emploi, Antoine est reconnu en situation de handicap psychiatrique et souffrirait de dépression.
Six mois avec sursis
Face à lui, l’adolescente, touchante, décrit des conséquences qui persistent plus d’un an après les faits. Aller à la boulangerie, un déplacement ordinaire avant cette rencontre, est devenu une source d’angoisse. Devant les magistrats, elle dit désormais ne plus vouloir sortir de chez elle.
Alors que le ministère public réclamait huit mois de prison avec sursis, le tribunal correctionnel a finalement prononcé une peine de six mois de prison assortis du sursis simple et, surtout, l’inscription au Fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles (FIJAIS), ainsi que l’interdiction d’approcher des mineurs.













