EXCLUSIF. Une salariée du centre commercial de Fenouillet, au nord de Toulouse, a découvert une GoPro dissimulée dans les toilettes de son magasin, lundi 21 septembre. Un collègue de 23 ans a reconnu avoir installé l’appareil, en affirmant qu’il n’avait pas fonctionné. Les investigations ont révélé des centaines de photographies sur ses équipements numériques. Certaines auraient été transformées en images sensuelles grâce à l’intelligence artificielle. Déféré au parquet de Toulouse à l’issue de sa garde à vue, l’étudiant sans condamnation antérieure a été laissé libre en attendant une convocation devant un officier de police judiciaire. L’enquête a mobilisé les gendarmes de Saint-Jory.
Une caméra cachée dans les toilettes d’un magasin de prêt-à-porter. Un étudiant de 23 ans, salarié à mi-temps de cette enseigne du centre commercial de Fenouillet, près de Toulouse, est soupçonné de l’avoir installée pour filmer ses collègues à leur insu. Interpellé par les gendarmes de la communauté de brigades de Saint-Jory, le jeune homme a reconnu avoir posé l’appareil. Les investigations ont également conduit les militaires à examiner ses appareils numériques.
Un morceau de plastique dépasse de la cloison
L’affaire démarre ce lundi 21 septembre 2026. En pleine journée, alors qu’elle utilise les toilettes, une vendeuse remarque un morceau de plastique qui dépasse d’une cloison. Elle tire dessus et découvre une caméra GoPro. L’appareil est immédiatement montré aux autres salariés. La gendarmerie est dépêchée sur place.
Une caméra au contenu inexploitable
Très vite, les soupçons se tournent vers l’étudiant, qui est placé en garde à vue. La caméra est remise aux enquêteurs, mais ceux-ci ne parviennent pas à en exploiter le contenu. L’appareil semble avoir surchauffé, sans que les investigations permettent, à ce stade, de déterminer si des images ont été enregistrées.
Assisté par Mes Axelle Chaurrier et Margaux Boiteau, le mis en cause reconnaît au cours de son audition avoir installé la caméra. Il affirme l’avoir fait pour la première fois et assure que l’appareil n’a pas fonctionné.
Des photographies transformées grâce à l’IA
Les perquisitions menées à son domicile mettent au jour plusieurs centaines de clichés stockés sur ses équipements informatiques. Parmi elles, des photographies de clientes du magasin et de femmes croisées dans la rue, prises pour la plupart à leur insu. L’étudiant aurait utilisé l’intelligence artificielle pour transformer ces images ordinaires en clichés à caractère sensuel.
Déféré au parquet et laissé libre
À l’issue de sa garde à vue, le jeune homme a été déféré au parquet de Toulouse. Sans condamnation antérieure, il a été laissé libre en attendant son procès. Il fait l’objet d’une convocation par officier de police judiciaire ( COPJ).
Dans l’affaire Pelicot, c’est une interpellation en 2020 pour avoir filmé sous les jupes de clientes d’un supermarché qui avait conduit les enquêteurs à examiner le matériel informatique de Dominique Pelicot. Ils y avaient découvert les preuves des viols commis pendant des années sur son épouse, Gisèle. Depuis cette affaire, les dossiers de ce type font l’objet d’une attention particulière de la part des enquêteurs.














