À Toulouse, samedi 31 octobre, une manifestation non autorisée a réuni plus de 2 000 personnes. Une majorité des manifestants ont marché pacifiquement, mais des violences et dégradations ont entraîné 45 interpellations. Le maire, Jean-Luc Moudenc, déplore un « triste spectacle » et s’inquiète des répercussions économiques et politiques, pointant un climat de tension croissante.
Ce samedi 31 octobre à Toulouse, une manifestation a rassemblé plus de 2 000 personnes selon la préfecture. Pourtant, elle n’était ni déclarée ni autorisée. Le maire de la Ville rose, Jean-Luc Moudenc, a tenu à réagir.

« Je remercie et félicite l’ensemble des forces de l’ordre, qui ont permis de contenir les groupes venus là non pour manifester, mais bien pour en découdre et provoquer, voire, pour certains, pour casser », s’exprime-t-il.
Une grande majorité des personnes dans le cortège ont marché pacifiquement. Mais les rassemblements et les violences commises en marge (jets de projectiles, feux de poubelles, outrages, port d’arme…), ont donné lieu à 45 interpellations dans l’après-midi.
Un climat « de grande tension »
Le maire qualifie les événements de « triste spectacle » et se dit « inquiet ». « Sur le plan économique, cette situation qui dure dissuade la clientèle de faire ses courses, alors que d’ordinaire, le centre-ville commerçant travaille énormément le samedi », déplore-t-il.
Mais ses inquiétudes portent également sur le plan politique. « Le climat de grande tension qui s’est installé dans notre pays, dirigé par un gouvernement sans majorité – donc peu apte à prendre des décisions et à les faire voter par le Parlement – alimente les extrêmes, qui se renforcent chaque jour à l’approche des prochaines élections », indique Jean-Luc Moudenc.














