Alors qu’elle achève une impressionnante tournée de plus de 90 dates, Helena sera sur la scène du Zénith de Toulouse le samedi 7 novembre. Auteure, compositrice et interprète belge, elle revient, pour La Dépêche, sur son rythme effréné, son rapport au public, et son retour sur le plateau de la Star Academy, qui l’a révélée en 2023.
Depuis près de trois ans et votre participation à la Star Academy, vous n’avez pas arrêté : tournée avec les académiciens, sortie de votre premier album, tournée solo, réédition… Comment maintenez-vous un tel rythme ?
Helena. Le rythme est très intense, mais j’ai quand même eu des moments de pause : un mois par-ci, trois semaines par-là. Ces petites respirations m’ont permis de tenir le coup, j’ai pu partir, m’aérer l’esprit et revenir rechargée. Le timing a été bien chorégraphié. Je n’ai jamais eu le sentiment que c’était trop ou que je tirais sur la corde. Je pense que je pourrais continuer sur cette lancée encore longtemps. La seule chose dont j’ai besoin maintenant, ce sont de nouvelles chansons !

Avez-vous réussi à réfléchir à la suite, à ce que vous avez envie d’écrire et de composer ?
Je n’ai pas vraiment pris le temps de m’y pencher. Ma priorité reste le moment présent, ce qui se passe sur scène aujourd’hui. Mais je sais plus ou moins vers quoi j’ai envie de me diriger artistiquement. Je vais retourner en studio, poser des idées et voir ce qui jaillit. En quelque sorte, c’est un retour à la case départ, exactement comme il y a trois ans.
Plusieurs de vos titres ont des thématiques engagées, comme « Capuche », « Mauvais garçon », « Summer Body ». Ressentez-vous toujours ce besoin d’aborder des sujets forts ?
Ces thématiques sont venues de manière naturelle. Ce sont des choses que je vivais directement ou que j’observais autour de moi, et que j’avais envie de raconter. Je ne réfléchis jamais à une chanson en me disant que je vais traiter un « sujet fort » pour toucher le public. Si je sens le besoin d’en parler, je le fais, et ensuite la magie opère ou non. Pour la suite, tout dépendra de ce que je vais vivre. Je verrai si j’ai envie de continuer à raconter mes histoires personnelles ou si j’ai envie d’explorer celles des autres. Mais cette démarche fait partie de moi.
J’ai conscience qu’il s’agit de thématiques universelles et que cela fait du bien aux gens, comme à moi-même, d’entendre ces mots. On se sent moins seul, et la musique est avant tout faite pour rassembler.
Sur scène, notamment dans de grandes salles comme les Zéniths, arrivez-vous à retrouver cette proximité avec les spectateurs ?
C’est là que réside toute la magie. On crée une chanson en studio, souvent à deux ou trois personnes enfermées dans une pièce, et quelques mois plus tard, on se retrouve sur scène devant des milliers de personnes qui la connaissent par cœur. C’est à ce moment précis qu’on réalise que les chiffres de streaming correspondent à de vraies personnes. Quand le public chante fort, c’est parce que les paroles le touchent au plus profond. Cela crée des moments suspendus et exceptionnels. C’est ce que je préfère dans ce métier.
La nouvelle saison de la Star Academy a repris et vous avez participé au dernier prime. Qu’est-ce que cela vous fait de revenir sur ce plateau en tant qu’artiste accomplie ?
Déjà, j’adore le programme et je regarde dès que je peux. Même avant d’y participer, je ne manquais pas une saison. Aujourd’hui, je continue, comme une fan. Chaque fois qu’on me propose d’y retourner, c’est un véritable honneur. Ce sont des moments qui me touchent profondément. C’est déjà la troisième saison depuis mon passage, donc cela commence à faire un petit bout de temps. Il y a de nouveaux visages dans l’équipe et je connais un peu moins de monde en coulisses. J’ai un peu l’impression d’être une ancienne. Mais je me sens toujours membre de cette grande famille et c’est un bonheur immense de revenir.
Il y a trois ans, vous étiez au château. Réalisez-vous le chemin parcouru et l’élan que votre promotion a insufflé au programme ?
Je pense qu’il y a toujours eu un engouement très fort autour de l’émission, même si certaines saisons ont eu moins de temps pour s’installer. Notre promo a marqué un tournant, et c’est très beau de le constater. Mais chaque promotion apporte sa propre énergie. Aujourd’hui, les gens ont besoin de voir des jeunes passionnés, sincères, qui s’amusent et se battent pour réaliser leurs rêves. Cela fait un bien fou par les temps qui courent. Je suis extrêmement reconnaissante envers ce programme pour toutes les portes qu’il m’a ouvertes.














