Après le déversement de 3 000 litres de fioul dans la Marne le 24 juillet, la Ville de Saint-Maur-des-Fossés et le Syndicat Marne Vive ont porté plainte contre X. Une enquête est en cours pour identifier les responsables, tandis que les opérations de dépollution se poursuivent.
La Ville de Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne) et le Syndicat Marne Vive ont déposé plainte contre X, jeudi 30 juillet, auprès du procureur de la République de Créteil. Cette décision intervient après le déversement d’environ 3 000 litres de fioul dans les eaux de la Marne, vendredi 24 juillet, une pollution qui a également touché la Seine.
Le fioul a « probablement » été déversé dans un avaloir d’eaux pluviales situé à proximité de la commune, à Joinville-le-Pont, selon la municipalité. L’incident a entraîné la fermeture temporaire de plusieurs sites de baignade.
Marne : plus de 1 500 litres de fioul déjà récupérés
Dès la découverte de la pollution, les équipes spécialisées sont intervenues aux côtés de l’Établissement public territorial Paris Est Marne & Bois pour limiter la propagation des hydrocarbures. Selon la Ville, plus de 1 500 litres de fioul ont déjà été récupérés grâce aux opérations de pompage.
La Ville de Saint-Maur-des-Fossés et le Syndicat Marne vive demandent que les circonstances de ce déversement soient établies. Les investigations se poursuivent, notamment grâce à l’exploitation des images de vidéoprotection des deux communes afin d’identifier le ou les responsables.
« Un acte profondément irresponsable et inacceptable »
Le maire de Saint-Maur-des-Fossés et président du Syndicat Marne Vive, Pierre-Michel Delecroix, dénonce « un acte profondément irresponsable et inacceptable » qui « met en péril des années de travail collectif » pour restaurer la rivière. Il considère que « la protection de la Marne est une responsabilité collective ».
Cette pollution constitue « une atteinte particulièrement grave aux efforts engagés depuis de nombreuses années pour restaurer la qualité écologique de la Marne », estime la municipalité. Elle souligne que les hydrocarbures affectent la faune, la flore, les usagers des sites de baignade et les riverains, confrontés à des nuisances olfactives.

















