Dans la nuit du 8 au 9 septembre, le graff « Les chicanos rue du Taur » du street artiste toulousain Ceet Fouad a été dérobé sur le festival Paliss’Art, place Saint-Aubin à Toulouse. Cette œuvre de 3 m sur 2 m, estimée entre 35 000 et 40 000 €, a été démontée et emportée malgré la présence de plusieurs caméras de vidéosurveillance. Explications.
L’art suscite des envies malheureuses. Dans la nuit du 8 au 9 septembre, le graff « Les chicanos rue du Taur » du street artiste toulousain Ceet Fouad a été volé sur le festival Paliss’Art. Cette exposition à ciel ouvert de graffeurs, lancée en 2025 place Saint-Aubin, à l’initiative de Tisséo et de l’association des commerçants du quartier, pour adoucir l’inconfort du chantier de la ligne C du métro, n’avait jusqu’ici jamais connu de problèmes.
Réalisé il y a quelques mois, ce graff unique, estimé entre 35 000 et 40 000 €, est une création de ce street artiste muraliste prolifique, connu pour ses « chicanos », petits poulets multicolores. « Pour emporter cette œuvre, cela a dû demander au minimum une heure de travail aux voleurs, estime le graffeur, qui a porté plainte. C’est incroyable et vraiment désolant. Il a été ôté et enlevé de son panneau, malgré plusieurs caméras de vidéosurveillance installées sur le chantier Tisséo et dans les rues adjacentes ».

Amer, il ajoute : « J’avais prévenu au départ que ce risque existait. Un panneau simplement vissé est facile à enlever. Et lorsqu’on voit que des œuvres d’art sont dérobées dans les musées, on imagine comme il est aisé de le faire sur l’espace public. Ce n’est pas la première fois qu’une de mes créations est volée. Mais l’organisation m’avait rassuré ».
Un vol inexpliqué
Pour les organisateurs, dont Alexandre Semenadisse, ce vol reste inexplicable. « C’est la première fois qu’une œuvre est volée, depuis le début du festival en 2025, précise-t-il. De plus, le grand format de ce graff, 3 m x 2 m, nécessite plusieurs personnes et un véhicule pour la transporter. On compte beaucoup sur les caméras ». Attristé, Alexandre Semenadisse considère néanmoins que « chacun est responsable de son travail et conscient qu’un risque de dégradation ou de vol est toujours possible sur ce type de festival installé sur l’espace urbain. Et ce malgré toutes les mesures de sécurité ».
Ce n’est pas la première fois qu’une œuvre posée sur l’espace public est dérobée : cet été, sur le Pont-Neuf, le sculpteur toulousain James Colomina a subi le même problème avec le vol d’une de ses créations en résine rouge. Retrouvée et restaurée, elle devrait regagner le Pont-Neuf.















