Le pickleball, sport en plein essor à Toulouse, attire plus de 500 joueurs chaque semaine au Smash Pickleball Club. Avec des tournois réguliers et un futur partenariat culinaire, l’engouement ne cesse de croître.
Dans ce complexe sportif du nord de Toulouse, presque entièrement fait de béton, le bruit des balles résonne sur les raquettes. Mais il ne s’agit ni de tennis ni de ping-pong : ici, c’est du pickleball. Une pratique tout droit venue des États-Unis, qui se joue sur un terrain de taille réduite, avec un filet bas et une balle en plastique légère percée de trous.

Depuis septembre dernier, la première salle dédiée à la discipline dans la Ville rose, baptisée Smash Pickleball Club, a ouvert ses portes. Avec plus de 500 joueurs réguliers par semaine, le succès est sans appel. Les amateurs viennent jouer en réservant au préalable, en ligne, un terrain (parmi les sept présents) pour un créneau d’une heure ou une heure et demie. Des cours sont proposés par des coachs les lundis, des tournois organisés en simple les mardis, et en double les mercredis.
« Des gens viennent tout le temps, mais on voit aussi très souvent de nouvelles têtes : ça tourne pas mal », relate Nicolas Lemozy, gérant. Un groupe WhatsApp, avec plus de 300 inscrits, a été lancé. « Ça permet aux gens de trouver des coéquipiers plus facilement. Les soirs de tournois, c’est toujours complet », ajoute-t-il.
Le pickleball sous l’aile de la FFT
Pour pallier l’affluence, le personnel va voir ses rangs gonfler. Et les projets se multiplient. Un partenariat avec le cuisinier Taudoc prévoit l’installation d’un stand de burgers dehors, à côté du terrain extérieur, à l’arrivée des beaux jours.

« On veut apporter une ambiance festive, avec une cinquantaine de places assises, une sorte de guinguette », précise le responsable. Un écran géant sera également installé pour suivre les matchs de la Coupe du monde du football à partir de juin prochain.
Depuis janvier, le pickleball est officiellement rattaché à la Fédération française de tennis. Un coup de projecteur et un gain de légitimité pour la discipline, mais aussi pour le site toulousain. « C’est ce qu’il fallait pour pouvoir organiser le premier championnat de France », détaille Nicolas Lemozy, qui fait d’ailleurs partie d’un comité pour le développement de ce sport. « C’est en train de bien prendre : les gens s’y intéressent de plus en plus, ont envie de progresser… » À Toulouse, le joueur Mathieu Roy, classé numéro quatre Français, s’entraîne au Smash Pickleball Club.





















