L’association Habitat et Humanisme a organisé en cette fin mai, à Toulouse, une journée portes ouvertes pour présenter son dispositif « pension de famille ». Elle permet une nouvelle vie aux hommes et femmes au parcours cabossé. Chacun bénéficie d’un logement et d’un accès à des espaces partagés.
L’association Habitat et Humanisme organisait mardi à Toulouse une journée portes ouvertes pour présenter son dispositif « pension de famille », dans le cadre de la 6eme édition de la semaine des pensions de famille qui se déroule du 25 au 31 mai.
Des studios pour chacun, et des lieux de vie partagés pour tous
Les pensions de famille c’est quoi ? Ce sont des lieux d’habitation pour personnes en grande précarité. Chacun dispose de son propre appartement mais aussi et surtout d’espaces partagés, salon, cuisine, jardin, où rencontrer d’autres résidents. Il en existe une dans l’éco quartier Guillaumet, à côté de la cité administrative (allée Jeanne Barret ), et une autre près du Teleo (chemin des Clotasses).
Les résidents des pensions de famille sont des personnes seules, homme ou femme, en situation régulière, admises sur dossiers, après avoir été adressées par les services sociaux (SIAO ). Ils payent un loyer à hauteur de leur revenus, souvent cela ne dépasse pas quelques dizaines d’euros.
C’est dans une de ces pensions de famille que George, 63 ans, a posé ses valises il y a maintenant 2 ans et demi. Cet ancien parachutiste, tombé dans l’alcool raconte comment, grâce à cet habitat, il a retrouvé un équilibre de vie :
** »**Je revis depuis que suis ici. Moi, j’ai fait une tentative (de suicide ndlr), et eux ils m’ont repris en main et ça fait du bien. C’est pas les potes de bar, qui vous aident. Ici, j’ai deux-trois amis, je m’y retrouve, le moral va mieux. »
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Le studio de George donne sur le jardin, il connait ses voisins de palier, il fait des sorties avec eux, à la mer, à Cordes-sur-ciel, au plateau de Beille, et pas que, cet équilibre de vie permet aussi à ce peintre en bâtiment à mi-temps de maîtriser ses finances : : « Je fais des économies parce qu’avant je dépensais plus, je m’en foutais. Maintenant ça va, je ne suis pas déprimé, je me suis pas remis à boire donc c’est que ça va. »
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Parmi les personnes qui ont visité l’appartement de George lors de la journée portes ouvertes, il y a Eléa Barba, elle est chargée de mission logement auprès du SICOVAL . Elle a dans l’idée d’inciter les élus de la communauté d’agglomération du sud toulousain à favoriser l’installation de pensions de famille sur leurs communes.
Les places en pension de famille sont rares, les résidents s’y sentent bien. Un troisième projet de pension de famille à Toulouse est en cours, une petite vingtaine de places, dans le quartier du Grand Matabiau.
https://www.francebleu.fr/occitanie/haute-garonne-31/toulouse-31555















