Vers une grosse sanction ? Déjà pénalisé à plusieurs reprises lors des dernières saisons, le Stade toulousain comparaît mardi devant la commission de discipline en charge du respect du règlement du plafond salarial et risque une très lourde amende.
En cause, des dépassements du plafond encadrant la masse salariale autorisée pour les clubs de Top 14 lors de trois des quatre dernières saisons (2021-2022, 2022-2023 et 2024-2025) ainsi que des « manquements à l’obligation générale de transparence et de coopération » de 2021 à 2025.
Le premier des deux dossiers abordés par la commission de discipline de la Ligue nationale de rugby concerne la rémunération du troisième ligne Anthony Jelonch.
Le contrat d’image d’Antoine Dupont dans le viseur
L’affaire avait débuté par une enquête du journal L’Équipe début 2026, mettant en lumière des contrats d’image sans contrepartie visible entre Jelonch, mais aussi le capitaine des Bleus Antoine Dupont, et la société de service aéroportuaires 3S-Alyzia, également partenaire du club.
Dans ce cas de figure, le contrat d’image doit être signalé au salary cap manager, chargé de veiller au respect du règlement.
« Qu’Anthony Jelonch n’aurait rien fait pour le groupe 3S c’est faux, et on en a un certain nombre de preuves », a déclaré le président du Stade toulousain Didier Lacroix début mai devant plusieurs médias, refusant toutefois de dévoiler la ligne de défense du club avant de se présenter devant la commission.
Le président toulousain milite pour une modification du règlement du salary cap, notamment concernant l’inclusion dans l’assiette des rémunérations versées par les partenaires du club à ses joueurs.
Toulouse comparaît également au sujet des primes versées à ses joueurs : le club champion a le droit de verser jusqu’à 500 000 euros de prime à ses hommes sans inclure cette somme dans le calcul de salary cap, à condition que ces primes soient communiquées au salary cap manager ou à la LNR et qu’elles soient « comptabilisées dans les comptes du club arrêtés au 30 juin de la saison concernée », est-il précisé dans le règlement.
« On pense avoir versé nos primes comme les autres années, sauf qu’on a eu un questionnement sur ces primes-là. Donc on se justifiera sur ces primes-là », expliquait Didier Lacroix.
Son club a déjà été sanctionné d’une amende de 50 000 euros avec sursis en 2023 lors du départ de l’ailier des Springboks Cheslin Kolbe vers Toulon puis, en 2025, avait accepté dans le cadre d’une médiation de verser une « contribution » de 1,3 million d’euros à la LNR pour le transfert de l’arrière international Melvyn Jaminet depuis Perpignan.
Pour ces infractions, la commission pourrait sanctionner Toulouse de lourdes amendes, les sanctions sportives n’entrant en vigueur que l’année prochaine dans ce type de dossiers.
La plus grosse somme versée après des infractions au salary cap avait été réglée par Montpellier en 2020 et s’élevait à 3 millions d’euros.















