C’est un bourg de 2 700 habitants posé au pied du Pic Saint-Loup, entre garrigue et vignes, à une vingtaine de kilomètres de Montpellier. Saint-Martin-de-Londres représente l’Occitanie dans l’édition 2026 du Village préféré des Français, diffusée le 8 juillet sur France 3. Un titre que la région n’a plus décroché depuis plus d’une décennie.
L’Occitanie mise sur ce village héraultais pour briser la série
Chaque année, l’émission présentée par Stéphane Bern sélectionne 14 communes, une par région, et soumet le tout au vote du grand public. Pour 2026, la liste a été dévoilée le 16 février. Saint-Martin-de-Londres est le seul représentant de toute l’Occitanie parmi les finalistes, face à des concurrents venus de Corse, de Bretagne, d’Alsace ou encore de Nouvelle-Aquitaine.
Les votes se sont clôturés le 6 mars à minuit, et c’est le mercredi 8 juillet à 21h10 sur France 3 que Stéphane Bern révélera le classement complet et le nom du village lauréat. Le champion en titre est Saint-Antoine-l’Abbaye, en Isère, sacré en 2025. La dernière victoire d’un village de la région remonte à Cordes-sur-Ciel en 2014, à l’époque où l’Occitanie s’appelait encore Midi-Pyrénées.
Mille ans d’histoire dans quelques ruelles pavées
Le nom du village surprend toujours les nouveaux arrivants. Rien à voir avec la capitale britannique : “Londres” vient d’un terme géologique évoquant les anciennes zones marécageuses qui occupaient autrefois ce fond de vallée. La commune trouve ses racines au XIe siècle, quand la seigneurie appartenait à la famille des Guilhem de Montarnaud.
Son joyau, c’est l’église Saint-Martin, construite entre la fin du XIe et le début du XIIe siècle. Classée monument historique, elle est considérée comme l’un des monuments romans les mieux conservés de tout le Languedoc. Elle a d’ailleurs fêté ses 1 000 ans en 2025. Autour d’elle, les ruelles pavées, les maisons en pierre, les arcades et la Tour de l’Horloge, vestige des anciennes fortifications, forment un ensemble médiéval intact que les siècles ont épargné.
Garrigue, Pic Saint-Loup et AOP à portée de route
Au-delà des vieilles pierres, le village vit aussi de son territoire. Niché dans un couloir naturel entre gorges de l’Hérault et massif du Pic Saint-Loup, le secteur s’étend sur des paysages de garrigue préservée, classée en zone Natura 2000. Les randonneurs y trouvent des sentiers balisés qui montent jusqu’aux crêtes calcaires, avec des vues larges sur les plaines héraultaises.
Le village est aussi au cœur de l’AOP Pic Saint-Loup, une appellation qui monte, réputée pour ses rouges puissants et ses blancs aromatiques. Les domaines sont accessibles à la journée, dégustations comprises. Une destination complète, entre patrimoine et nature, que les Montpelliérains connaissent bien mais que le reste de la France découvre encore.
Le 8 juillet, tout se joue sur France 3
Si Saint-Martin-de-Londres remporte le titre, les effets pourraient se faire sentir vite. Les villages primés connaissent systématiquement un afflux touristique dans les mois qui suivent, avec une visibilité nationale qu’aucune campagne de communication locale ne peut égaler. Le village a d’ailleurs affiché clairement ses ambitions : décrocher cette exposition pour attirer davantage de visiteurs et faire rayonner l’Hérault à l’échelle du pays.
Pour l’instant, le verdict reste suspendu au mercredi 8 juillet. D’ici là, Saint-Martin-de-Londres reste ce qu’il est : un village médiéval discret, à vingt minutes de Montpellier, qu’il vaut mieux visiter avant que tout le monde en parle.














