« 1 Jour 1 Actu », « Julie » ou « Wapiti ». Voici quelques-uns des titres édités par Milan Presse, la filiale du groupe Bayard située à Toulouse (Haute-Garonne). « Mais le magazine Manon a été remplacé, de même que Geo Ado et on nous annonce que Toboggan va changer de nom et de formule, donc il va aussi disparaître. Ça fait beaucoup de titres historiques », regrette Aude Le Breton, déléguée syndicale Info’Com CGT de Milan Presse.
Une évolution liée à la volonté de diversification de Bayard, alors que le groupe a annoncé, début avril, l’ouverture d’un plan de sauvegarde de l’emploi. 25 postes et trois postes vacants sont concernés par ce PSE chez Milan Presse, qui emploie 260 personnes à Toulouse (Haute-Garonne).
« Pour l’instant, on s’est uniquement mis d’accord sur les catégories professionnelles concernées, car il y avait trop de mono-catégories dans le texte de départ. Mais on n’a pas beaucoup avancé sur le reste », souligne Aude Le Breton. Après une réunion du comité social et économique (CSE) jeudi dernier, une sixième réunion de négociation a eu lieu avec la direction vendredi après-midi.
Des syndicalistes convoqués par la direction
Pour les représentants des salariés, les revendications sont claires : le maintien d’un poste de photographe et de deux journalistes en CDD ainsi que l’absence de départs contraints et la mise en place de mesures pour accompagner les départs volontaires. « Sur ces points, on n’a pas de réponse. Concrètement, cela conduirait à une externalisation de certains postes, alors que nous voulons garder les compétences en interne. Au cours de la réunion, on nous a indiqué attendre la totalité de nos demandes pour les faire remonter. On a l’impression qu’ils jouent la montre », poursuit la déléguée syndicale.
Alors que les négociations sont censées se terminer le 2 juillet, la direction aurait indiqué qu’elle n’était pas sûre de pouvoir répondre dans ce délai. « Mais le CSE doit rendre son avis le 15 juillet et beaucoup de salariés vont partir en vacances », pointe Aude Le Breton, qui a par ailleurs été convoquée par la direction, avec deux autres négociateurs, ce lundi. « Ils nous ont reproché de nous exprimer dans les médias, de créer un climat anxiogène dans l’entreprise et de la mettre en danger. »
Face à l’absence de réponses concrètes de la direction et avec ce coup de pression mis sur la représentante syndicale, les salariés toulousains ont décidé hier, en assemblée générale, de débrayer devant Milan Presse à partir de 11 heures ce mardi matin.

















