L’incendie domestique des Ramassiers bouleverse toujours le quartier. L’autopsie confirme une mort accidentelle de l’enfant de 7 ans, tandis que l’expertise incendie évoque un sinistre déclenché par la petite victime elle-même, en jouant avec le feu. Ce que l’on sait de l’enquête.
Quatre jours après le drame qui a endeuillé une résidence du quartier des Ramassiers, à Toulouse, limitrophe de la commune de Colomiers, la douleur reste vive pour les voisins et les riverains. Chacun peine à comprendre comment un petit garçon de 7 ans a pu trouver la mort dans un incendie aussi soudain que dévastateur, survenu en plein cœur de la nuit.
Asphyxié par les émanations toxiques
Vers 2 h 30, lundi 6 juillet, les pompiers se sont déployés en urgence pour un duplex enflammé, au troisième étage de cet immeuble récent. Plus de quarante soldats du feu – parmi lesquels des dronistes capables d’identifier les zones pour mieux « attaquer » le sinistre –, équipés d’une dizaine d’engins, ont rallié la rue Jeanne-Chauvin.
« On entendait tout le monde crier dans la rue, les flammes étaient immenses », grimace l’une des habitantes croisées sur place et encore marquée par cette nuit de désastre. Malheureusement, après avoir circonscrit les flammes, les secours ont exhumé le corps de la petite victime, prise au piège du brasier. De prime abord, morte asphyxiée par les émanations toxiques.
Les conclusions de l’autopsie
L’ensemble des habitants de la résidence a pu être évacué à temps, évitant que le bilan ne soit plus meurtrier. Une trentaine de policiers ont rejoint la zone pour assurer la sécurité des résidents et procéder aux premières constatations. Dans la foulée, une enquête pour homicide involontaire et destruction par incendie a été ouverte par le parquet de Toulouse.
Ce sont ses premiers résultats qui viennent de tomber, ce vendredi. Selon un connaisseur du dossier, « l’autopsie du corps de l’enfant n’a révélé aucune lésion traumatique. Il est vraisemblablement mort dans l’accident ». Sous-entendu, personne ne l’a frappé avant de déclencher un incendie pour maquiller les traces d’un geste irréparable.
Un incendie accidentel ?
De premières conclusions « conformes aux déclarations sur place des témoins ». En revanche, celles de l’expert incendie révèlent l’origine probable du sinistre. Et elles ne manqueront pas d’alimenter le désespoir chez les personnes touchées par ce drame.
« Selon l’expert, ce serait l’enfant lui-même qui, en jouant avec le feu, aurait involontairement incendié le canapé ou un fauteuil ». A-t-il usé d’un briquet ou d’allumettes ? Toujours est-il que le sinistre est rapidement devenu incontrôlable. « Il se serait alors réfugié dans sa chambre pour se protéger ». Sa chambre, là où son corps sans vie a été découvert. Pour le plus grand malheur d’une famille dans la douleur.














