Deux hommes ont été interpellés au début du week-end à proximité d’une société qui venait d’être cambriolée. Ce site spécialisé avait déjà fait l’objet d’un vol mi-juillet. Un cambriolage qui interrogeait beaucoup le patron, convaincu qu’il s’agissait d’une commande. Les deux individus arrêtés ont été placés en garde à vue puis présentés au parquet ce dimanche 26 juillet.
Un cambriolage au cœur de l’été. Un de plus, cette fois dans une société installée sur la zone d’activité d’En-Jacca à Colomiers, près de Toulouse. L’intervention de policiers de la brigade anticriminalité a mis fin à cette affaire dans la nuit de vendredi à samedi. Plus exactement, l’arrivée surprise de la police a incité deux hommes occupés à charger une voiture à partir en courant.
À ce jeu-là, les policiers de la BAC se laissent rarement distancer. Et les deux hommes âgés de 57 et 59 ans ne sont pas allés très loin. Ramenés à leur voiture, ces deux individus originaires des pays de l’Est vite devenus suspects ont rencontré quelques soucis à expliquer le matériel caché dans leur voiture. Justement, une société venait d’être cambriolée. Un hasard ? Non.
Le patron pensait à un coup téléguidé
Les deux hommes ont été placés en garde à vue. Et ils intéressent beaucoup les enquêteurs de permanence à la division de la criminalité territoriale. Parce que l’entreprise cambriolée travaille dans un domaine particulier, lié aux enregistrements réalisés sur les plateaux de télévision ou de cinéma. « Nous fournissons des éclairages spécifiques », expliquait son responsable voilà moins de deux semaines dans nos colonnes.
Dans la nuit du 13 au 14 juillet, son entreprise non ouverte au public et plutôt discrète, « connue de seulement quelques professionnels », confiait son responsable, avait été victime d’un premier cambriolage. Les visiteurs avaient emporté des sacs déjà préparés et négligé, notamment, du matériel informatique haut de gamme pourtant bien visible.
Du coup, le propriétaire imaginait « un vol sur commande », peut-être téléguidé « par un proche ». De quoi se poser beaucoup de questions, après une perte évaluée à 50 000 euros. Les deux suspects arrêtés tôt samedi n’ont pas été très bavards devant les enquêteurs. Ils avaient encore emporté du matériel d’éclairage. Avaient-ils déjà fait le coup voilà deux semaines ? Eux jurent que non. Présentés au parquet, ils vont être jugés rapidement devant le tribunal correctionnel de Toulouse.














