Les prix des carburants flambent à nouveau, atteignant jusqu’à 2,491 euros le litre de gazole à Capens, en Haute-Garonne, ce lundi 27 juillet. Pourtant, certains automobilistes toulousains semblent résignés face à ces hausses devenues presque habituelles. Mais d’autres continuent d’adopter des stratégies pour limiter les dépenses, comme ne remplir qu’à moitié leur réservoir ou utiliser des applications pour trouver les stations les moins chères.
« On encaisse, on n’a pas le choix… » souffle Cindy*, alors qu’elle fait le plein de sa voiture route de Saint-Simon. Une main sur la pompe, elle a le regard fixé sur le compteur, pour être certaine de ne pas dépasser la barre des 20 euros. Car après une légère accalmie, les prix des carburants recommencent à s’envoler.
À la station Shell de Capens, une commune du centre de la Haute-Garonne, le gazole s’affiche même au tarif exorbitant de 2,491 euros le litre ce lundi 27 juillet. Autour de Toulouse, les stations où le litre de diesel est à moins de 2 euros se comptent sur les doigts d’une main. Elles sont une petite dizaine pour le litre d’essence.
Alors comme Cindy, de nombreux automobilistes toulousains trouvent des astuces. »Je mets 20 ou 30 euros, jamais au-delà. C’est une manière de ne pas trop réaliser l’envolée des prix, sinon, on ne fait qu’y penser », témoigne-t-elle.
Hugo, croisé un peu plus loin, ne fait, lui non plus, jamais le plein en entier. « Je remplis seulement la moitié, relate-t-il. Et je vérifie systématiquement sur mon téléphone les endroits les moins chers, quitte à rouler loin pour quelques centimes, c’est toujours ça de pris. »
Plusieurs applications et sites internet répertorient, partout dans l’Hexagone, les stations où les tarifs affichés sont les plus bas, comme Carburants.org ou Essence & Co. Le gouvernement a aussi développé sa propre interface.
« Le pire moment »
« Les gens en parlent moins, c’est complètement retombé », poursuit Hugo. Entre les épisodes caniculaires à répétition et les nombreux incendies, l’actualité française se concentre en effet sur la météo et l’environnement. Pour autant, les prix à la pompe restent une source d’inquiétude majeure, alors que les vacances d’été battent leur plein.
« C’est le pire moment, c’est insupportable, lance Nicolas. On a eu un court répit et c’est reparti à la hausse. Je comprends que les esprits soient ailleurs, parce qu’il y a d’autres sujets très importants, mais il faut continuer à en parler ! » Lui qui part en voyage en Espagne dans quelques jours, a déjà prévu d’y effectuer son plein pour le retour, afin de profiter de tarifs avantageux.
« J’ai l’impression que les gens se sont résignés. Des aides avaient été mises en place, mais là, il n’y a plus rien, comme si ça n’était plus une réalité. Je trouve ça scandaleux », déplore Nathalie, une autre Toulousaine. Face à la flambée des cours pétroliers, conséquence des tensions géopolitiques, elle a pris une décision radicale : « Je réfléchis à deux fois avant de me déplacer, je roule moins ! »









