Une voiture et son conducteur ont été signalés vendredi soir quartier du Mirail, à Toulouse. L’individu, armé d’un fusil automatique, menaçait conducteurs et pasants. Alertée, la police a mobilisé ses équipes pour retrouver cet homme inquiétant. Les policiers de la brigade anticriminalité l’ont localisé et stoppé avant un face à face tendu, armes à la main.
Quand les appels se sont succédé sur le « 17 », le numéro d’alerte de la police vendredi en milieu de soirée, l’alerte a vite été prise au sérieux. Les témoins évoquaient un homme, qui depuis sa voiture menaçait les personnes qui se trouvaient à proximité. Ces lanceurs d’alerte parlaient d’un homme « armé », certains allaient même plus loin et évoquaient un fusil d’assaut, comme une kalachnikov.
Sur la division Rive gauche de Toulouse, les patrouilles de police se sont rapidement mobilisées, prenant la direction du Mirail. Ils bénéficiaient de témoignages précis, notamment sur le type de véhicule utilisé et surtout sur son numéro d’immatriculation.
Beaucoup de calme et un sacré sang-froid
Les policiers de la brigade anticriminalité de la Rive gauche ont été les premiers à repérer le véhicule et son conducteur à proximité de son domicile quartier de Lafourguette. Les policiers l’ont stoppé mais l’homme exhibait toujours son arme. Et quand les policiers lui ont demandé de quitter l’habitacle, iln’a pas hésité à braquer les agents, qui avaient déjà leur arme de service en main.
« Il a fallu beaucoup de calme et un sacré sang-froid aux fonctionnaires pour éviter l’usage de leurs armes », souligne la commissaire de permanence. Finalement, l’individu profondément alcoolisé, a baissé son arme et les policiers ont pu s’en emparer. « C’était un airsoft qui tire des balles en plastique mais de nuit, avec la tension inhérente à l’intervention, impossible de le deviner », souligne la commissaire.
Cet homme âgé de 46 ans qui conduisait sans permis et avec beaucoup trop d’alcool dans le sang, a d’abord été placé en cellule de dégrisement pour récupérer avant de s’expliquer devant les enquêteurs de permanence. Déjà connu des services, cet homme « a un vrai problème avec l’alcool », souligne d’ailleurs un policier. En effet les différentes mentions inscrites à son casier, dont plusieurs condamnations, sont toutes liées à des excès alcoolisés.













