Deux bouteilles de GBL interceptées en janvier dans la zone de fret de l’aéroport de Toulouse-Blagnac ont mis les enquêteurs sur la piste d’un trafic lié au milieu du chemsex. Après plusieurs mois d’investigations, un homme de 38 ans a été interpellé ce mardi 11 août dans le quartier Jolimont, à Toulouse.
Tout commence par deux bouteilles interceptées loin des soirées où elles devaient finir par circuler. En janvier, les douaniers de l’aéroport de Toulouse-Blagnac repèrent, dans la zone de fret, un colis contenant du GBL, un produit chimique détourné pour obtenir du GHB, substance notamment consommée dans le cadre de pratiques de chemsex.
Le dossier est alors transmis et les investigations se poursuivent pendant plusieurs mois. Les policiers de la brigade des stupéfiants de la rive droite remontent progressivement jusqu’à un homme de 38 ans, installé dans le quartier de Jolimont, à Toulouse. Selon les éléments recueillis au cours de l’enquête, il aurait écoulé du GBL auprès d’un réseau principalement constitué d’hommes fréquentant des soirées chemsex, où la consommation de drogues accompagne les rapports sexuels.
Jugé dans les prochains mois
Après avoir consolidé leurs soupçons, les enquêteurs passent à l’action. Le suspect est interpellé ce mardi et son domicile perquisitionné. Les policiers y découvrent notamment une vingtaine de grammes de cocaïne. Placée en garde à vue, la personne mise en cause reconnaît avoir vendu du GBL, mais également de la cocaïne. Elle était elle-même consommatrice de ces produits.
Déjà connu des services de police, cet homme de 38 ans a été déféré à l’issue de sa garde à vue. Il a tout reconnu et sera jugé dans les prochains mois.
Depuis le début de l’année, les services de Toulouse ont saisi près de 50 litres de GBL lors de contrôles menés à l’aéroport de Toulouse-Blagnac, une prise estimée à plus de 200 000 euros sur le marché illicite et à l’origine de vingt-trois procédures judiciaires.














