Six cas d’infection par le virus West Nile ont été confirmés chez des chevaux dans l’Hérault. Plusieurs autres suspicions sont en cours d’analyse, mais aucun cas humain n’a été détecté à ce stade.
La circulation du virus West Nile, aussi appelé virus du Nil Occidental, se confirme dans l’Hérault. La direction départementale de la protection des populations a recensé six cas d’infection chez des chevaux, tandis que plusieurs autres suspicions cliniques sont encore en attente de résultats d’analyse.
« À ce jour, aucun cas d’infection humaine n’a été détecté » dans le département, précise la préfecture de l’Hérault dans un communiqué publié ce mercredi 26 août.
Le virus est transmis par des moustiques, principalement ceux du genre Culex. Ces insectes se contaminent en piquant des oiseaux sauvages infectés avant de pouvoir transmettre le virus à d’autres animaux ou, plus rarement, à des humains. Contrairement au moustique tigre, qui pique surtout durant la journée, le Culex est principalement actif en soirée et pendant la nuit.
Les chevaux et les humains ne transmettent pas le virus
Les chevaux, comme les humains, sont considérés comme des ‘hôtes accidentels’. Ils peuvent être infectés après une piqûre de moustique contaminé, mais ne transmettent pas ensuite le virus à leur tour.
Chez les équidés, l’infection peut prendre différentes formes. Elle peut notamment provoquer de la fièvre, parfois sans symptômes apparents, ou entraîner des troubles nerveux comme de l’abattement, des tremblements ou des troubles neurologiques.
Une guérison spontanée intervient généralement en trois à quatre semaines. Des formes plus graves, pouvant provoquer une paralysie et entraîner la mort de l’animal, restent toutefois possibles.
Face à ces contaminations, la préfète de l’Hérault appelle les éleveurs et les vétérinaires de la filière équine à la vigilance. Dans les zones considérées à risque, plusieurs mesures de prévention sont recommandées, notamment le traitement insecticide, la démoustication et la vaccination.
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