Parties sans véritable itinéraire, uniquement en autostop et en dormant chez l’habitant, Sasha et Paola, deux étudiantes Toulousaines de l’INSA, ont traversé l’Europe pendant trois mois. Une aventure humaine menée à la recherche de sens, qui leur a redonné foi en l’humanité et donné naissance à un podcast consacré aux initiatives inspirantes de personnes rencontrées en chemin.
À seulement 24 ans, Sasha et Paola, deux étudiantes toulousaines de l’INSA, ont décidé de partir pendant trois mois à travers l’Europe. Au programme : de l’autostop, des nuits chez l’habitant et des rencontres improvisées, avec un objectif en tête : retrouver foi en l’humanité. Portées par cette quête de sens, elles ont même créé un podcast pour donner la parole aux personnes inspirantes croisées sur leur route. Elles racontent leur aventure.
Une idée née d’un constat
« Avec Sasha, on ne se connaissait pas très bien. On était des amies d’amis, mais on s’est retrouvées à prendre une année de césure parce qu’on se posait beaucoup de questions sur nos études », contextualise Paola. Toutes deux décident alors de partir, mais pas pour faire un simple voyage touristique. « On parlait plutôt d’un périple. C’était une vraie quête de sens. On voulait découvrir ce qui se fait ailleurs sur des sujets comme l’écologie, la société ou encore les entreprises, plutôt que de s’angoisser sur ce qui ne se fait pas ici ».
Une aventure largement inspirée de l’émission Nus et Culottés, reconnaissent-elles. Les deux aventuriers, anciens étudiants de l’INSA, étaient d’ailleurs les parrains de leur promotion. Une fois leur idée en tête, les deux jeunes femmes se lancent.
Trois mois en stop et chez l’habitant
Pour ce voyage, hors de question de tout planifier. « On partait de France pour rejoindre Tinos, une île grecque qui mène de nombreuses expérimentations sociales et environnementales pour être la plus vertueuse possible », explique Paola. À partir de là, tout s’est construit au fil des rencontres. « On a traversé de nombreux pays en stop pour avoir l’empreinte carbone la plus faible possible. Et on dormait chez l’habitant. On se laissait porter, parfois jusque dans de tout petits villages ».
Porte-à-porte, rencontres spontanées, recommandations… Les deux voyageuses ont multiplié les échanges. « Ça s’est hyper bien passé malgré des batteries sociales parfois à plat. Et au final, le voyage nous a permis de retrouver foi en l’humanité, de voir qu’il y a énormément de personnes bienveillantes dans le monde ».
Un podcast pour raconter les initiatives
De cette aventure est née l’idée de créer un podcast, L’Écopée, afin de mettre en lumière les personnes rencontrées en chemin. « On voulait les mettre au premier plan. On avait construit une trame d’interview pour comprendre leur initiative, ce qui les avait poussées à agir et comment leur idée pouvait être reproduite ailleurs ». Les invités étaient parfois recommandés par des personnes rencontrées en route, parfois simplement abordés « au culot », sourient-elles.
Aujourd’hui revenues à Toulouse, Sasha et Paola tirent de cette expérience bien plus que des souvenirs. « On retient surtout beaucoup d’humanité. Il faut oser faire un pas de côté, faire les choses différemment et avoir un peu de culot. Ça marche ! », concluent-elles en riant.

















