TÉMOIGNAGE. À 100 ans, Virginie Cujus n’a rien perdu de sa ferveur pour le Stade Toulousain. Toulousaine depuis l’âge de deux ans, cette centenaire suit les rencontres des Rouge et Noir depuis plusieurs décennies, au point de connaître les joueurs et leurs performances sur le bout des doigts. Pour son anniversaire, elle rêve désormais de rencontrer ses idoles, dont Antoine Dupont, Romain Ntamack ou encore Thomas Ramos.
Il y a des fans du Stade Toulousain, et il y a Virginie Cujus. Cette Toulousaine de toujours, ou presque, vient tout juste de souffler sa centième bougie, un siècle dont une partie a été consacrée à supporter la mythique équipe de rugby de la Ville rose. « Je suis arrivée à l’âge de deux ans, je suis née à Saint-Étienne. Je me considère comme Toulousaine, 98 ans que je suis ici (rires) », raconte Virginie Cujus.

Mais sa passion pour le rugby et pour le Stade est venue bien plus tard. « J’ai commencé à aimer le rugby quand mon fils en a pratiqué en amateur. Je devais avoir 35 ou 37 ans à ce moment-là. C’est plus tard que j’ai commencé à suivre le Stade Toulousain. Ce sont les joueurs qui m’ont intéressée. Ils jouent très bien. Je les gronde des fois, quand ils jouent mal, ils m’entendent pas mais ça ne fait rien », raconte la centenaire.
« Dès que ça commence, je ne réponds plus à personne »
Pourtant, Virginie Cujus ne va pas assister aux matchs au stade. « On lui a proposé plusieurs fois, surtout ces dernières années, mais c’est compliqué aujourd’hui », explique sa petite-fille, Alexia Cujus. Une absence au stade qui s’explique aussi par son amour pour les commentaires sportifs. « Elle adore entendre les commentateurs et tout ce qu’il se passe. Elle met son déambulateur devant la télé et elle regarde. Elle voit mieux parce qu’au Stade, elle ne verrait pas bien », détaille-t-elle.
Alors, les soirs de match, mieux vaut ne pas la déranger. « J’appelle tout le monde une heure avant pour prévenir du match, mais dès que ça commence, je ne réponds plus à personne ».
Dupont, Ntamack, Ramos… ses invités rêvés
Pour ses 100 ans, Virginie Cujus a une idée bien précise : inviter plusieurs figures du Stade Toulousain. « Il y en a cinq que je voudrais inviter. On me dit que ça va être difficile. J’aimerais avoir Antoine Dupont, Anthony Jelonch, Romain Ntamack, Thomas Ramos et Ugo Mola. » Une liste préparée depuis plusieurs mois. « Ça fait des mois qu’elle nous dit : ‘pour mes 100 ans je les invite’. Mais, nous, on lui dit que c’est difficile, ils ont un emploi du temps compliqué. Elle nous dit : ‘mais oui, mais moi j’ai cent ans !' », raconte Alexia Cujus.
Parmi ses favoris, Antoine Dupont occupe une place particulière. « J’applaudis quand il arrive sur le terrain », affirme Virginie Cujus. Sa petite-fille se souvient d’ailleurs avoir grandi au rythme des matchs du Stade. « Moi, depuis toute petite, quand je suis chez elle, elle me mettait devant le rugby et je me souviens du nom des joueurs de quand j’étais petite. Elle les connaissait tous », explique Alexia Cujus.
Un anniversaire au stade Ernest-Wallon
Un grand jour se profile désormais pour la centenaire. Mercredi 2 septembre, elle se rendra au Stade Ernest-Wallon pour assister à un événement organisé par le club. Au programme : entraînement des professionnels, tour d’honneur, puis présentation du Bouclier de Brennus.
« J’aimerais rencontrer des joueurs. Maintenant, est-ce que je vais les rencontrer ? Ça m’étonnerait, je ne sais pas », sourit Virginie Cujus. Une séance de dédicaces est également prévue mais Alexia reste prudente. « Il va y avoir énormément de monde. Comme elle va être en fauteuil, je ne sais pas si je vais pouvoir l’approcher des joueurs. Ça va être un peu compliqué », s’interroge-t-elle.
Si Virginie Cujus suit avec attention chaque rencontre du Stade Toulousain, elle s’intéresse aussi aux autres talents toulousains. « Elle est très fan de Léon Marchand aussi, et est très fière de sa ville », glisse sa petite-fille.
La femme, qui suit toutes les actualités du Stade sur l’application du club, ne manquera pas le prochain match face au Stade Rochelais. Elle le regardera toutefois depuis l’Espagne, où elle part en vacances avec sa petite-fille. Cette dernière vient d’ailleurs de lui créer un compte Instagram (@mamienini1926).















