L’État va financer la création de 66 nouvelles places pour les enfants en situation de handicap en Seine-Saint-Denis. Une avancée saluée par le Département, qui estime toutefois à 5 000 le nombre de solutions nécessaires.
Il avait réclamé des mesures d’urgences pour les personnes en situation de handicap du territoire. Le Département de la Seine-Saint-Denis a été entendu. En effet, l’État va financer trois projets en direction des enfants qui avaient été portés par le plaidoyer “Handicap : ce que la République doit à la Seine-Saint-Denis”. Un financement d’un montant de 3,24 millions d’euros qui va permettre la création de 66 places nouvelles.
« Un premier pas qui doit en appeler d’autres »
« Nous nous réjouissons de ces 66 places qui constituent une avancée bienvenue. Mais 66 places face à un besoin de 5 000, ce n’est pas encore le rattrapage dont notre territoire a besoin. C’est un premier pas qui doit en appeler d’autres », déclare Stéphane Troussel, le président du Département de la Seine-Saint-Denis.
En effet, la collectivité « estime à 5 000 le nombre de solutions nouvelles nécessaires pour rejoindre la moyenne nationale ». Ainsi, le taux d’équipement dans le département est de 4,8 places pour 1 000 enfants, contre 7,9 en moyenne nationale, et de 1,8 place pour 1 000 adultes, contre 4,3 au niveau national. Ce qui fait du département « le territoire le moins bien doté de France métropolitaine en places médico-sociales ».
Ce que demande le Département pour les personnes en situation de handicap
« Derrière les chiffres, il y a des familles désemparées, des professionnels et des associations qui font face à des besoins considérables. Nous avons besoin d’un effort massif et durable de l’État, et le Département est prêt à y prendre toute sa part », affirme Stéphane Troussel.
Ainsi, il demande, en plus des 5 000 solutions nouvelles :
- une augmentation de 50% de la capacité d’accompagnement des situations complexes,
- la création de solutions rapides face au vieillissement des personnes en situation de handicap,
- une plus grande équité dans la répartition des financements de l’État,
- la prise en charge de tous les enfants en situation de handicap, « quelle que soit la situation de leurs parents au regard du droit au séjour ».

















