Sélectionnée dans le cadre de la neuvième édition du Loto du patrimoine, l’église Saint-Étienne de Corbeil-Essonnes va être restaurée. En péril, elle abrite une fresque exceptionnelle de 300 m².
Elle fait partie des 100 lauréats. L’église Saint-Etienne de Corbeil-Essonnes a été récemment sélectionnée par la Mission Patrimoine. Elle va ainsi bénéficier du soutien de la neuvième édition du Loto du Patrimoine pour sa restauration. Une aide financière bienvenue.
Le projet de restauration soutenu par le Loto du Patrimoine
L’église est en effet touchée par « des désordres structurels, révélant des fissures, des infiltrations d’eau, des dégradations liées aux oiseaux ainsi que des altérations dues à l’impact du chauffage ». « La charpente, la toiture et les décors peints nécessitent une restauration d’urgence afin de sécuriser l’édifice », peut-on lire sur le site internet de la Fondation du Patrimoine. Celle-ci prévoit ainsi la mise hors d’eau de la nef, la consolidation de la charpente et la réparation de la voûte.
Une fois les travaux terminés au printemps 2028, l’église pourra à nouveau accueillir les manifestations culturelles, notamment concerts et représentations de chorales, qui avaient été « interrompues en raison de son état de péril ». En attendant, des visites guidées et animation lors des Journées européennes du patrimoine, des actions pédagogiques à destination des scolaires, des visites de chantier et une exposition photo vont être proposées.
Classée Monuments Historiques, l’église Saint-Etienne de Corbeil-Essonnes est « d’origine très ancienne ». Tout au long de son histoire, elle a connu de nombreuses évolutions et arbore ainsi des éléments romans et gothiques. Elle abritait notamment une peinture exceptionnelle. Mais ce n’est qu’au printemps 2011 qu’elle a été révélée à l’occasion de travaux.
L’église abrite une peinture exceptionnelle
Et pour cause. Cette peinture, une fresque du XVe siècle d’une surface d’environ 300 m², était dissimulée sous un crépi. Elle se compose notamment d’anges musiciens et pourrait « couvrir la voûte de la nef et du chœur, voire se prolonger sur les murs ». Hélas endommagée lors d’interventions aux XVIIIe ou XIXe siècles, elle a besoin d’une « restauration approfondie pour être conservée et révélée au public ».





















