Un désert et des milliers de personnes réunies durant sept jours dans une cité éphémère. Voici le concept du Burning Man, dans le Nevada, qui se déroule cette semaine aux États-Unis et auquel Sheherazade va participer pour la 4e fois. Les équipes de France 5 ont suivi la Toulousaine de 44 ans dans cette folle aventure pour un reportage diffusé ce soir à 21 h : « Burning Man : le désert de tous les possibles ». Entre « Burner » et mère de famille, elle nous livre son témoignage.
Sheherazade mène une vie classique dans une maison de campagne au nord de Toulouse avec sa fille de huit ans et son mari. Elle est agent immobilière, mais une fois par an, elle troque sa vie de famille pour une expérience insolite : le Burning Man.
Ce grand rassemblement réunit cette année encore jusqu’au 7 septembre des milliers de personnes à Black Rock City, une ville éphémère dans le désert du Nevada aux États-Unis. Sept jours en terrain hostile, avec des règles bien précises telles que l’inclusion radicale ou l’expression radicale de soi. Sheherazade documente son expérience sur son compte Instagram @sheherazade_jg et a été suivie par France 5 pour leur reportage « Burning Man : le désert de tous les possibles » diffusé ce lundi 31 août.
« J’ai tout de suite été piquée »
Avant le Burning Man, Sheherazade est avant tout attirée par les déserts. En 2022, elle doit embarquer pour le Transsibérien. Un projet qui n’a malheureusement pas pu aboutir en raison de la guerre en Ukraine. Lorsqu’un ami lui propose une place pour le Burning Man au Nevada, la Toulousaine ne peut refuser. « C’était dans le désert donc déjà ça m’a tout de suite parlé, et en me renseignant un peu plus, je me suis complètement identifiée au concept », explique-t-elle.
La voici donc en route pour son premier Burning Man. « Ça a été le déclic, j’ai tout de suite été piquée », ajoute-t-elle. Depuis ce jour, ce rassemblement occupe une place centrale chez elle. « La première fois, on y va pour faire la fête, puis on y retourne avec une vraie quête spirituelle », explique Sheherazade.
Burning Man et vie de famille
Sheherazade est maman de Jade, aujourd’hui âgée de huit ans. L’année dernière, elle n’a pas hésité à emmener sa fille et son mari sur l’AfricaBurn. « Ils étaient curieux de découvrir donc nous avons créé un camp avec six autres familles qu’on ne connaissait pas. C’était très familial, il y avait treize enfants », explique Sheherazade. Si son mari, plus réservé, n’a pas forcément trouvé son bonheur là-bas, la petite Jade, elle, veut déjà y retourner. « Je prévois de l’emmener au Nevada lorsqu’elle sera adolescente et plus mature. Ce sera une étape dans son développement à elle. », confie Sheherazade. Son rôle de maman reste la priorité. « Je n’ai jamais vu le Man brûler car je rentrais toujours plus tôt pour être présente à la rentrée de ma fille, elle passe avant tout », affirme-t-elle.
« Ce n’est pas un festival »
Le concept du Burning Man est unique. Chaque participant donne de sa personne pour construire et faire vivre l’événement. Sur place, pas de commerces, pas de monnaie, chacun est responsable de lui-même. L’art est omniprésent, mais sans programmation.
« Ce n’est pas un festival, je me considère créatrice comme les 80 000 personnes qui sont avec moi », explique Sheherazade. Ce qu’elle retient particulièrement de ses expériences, c’est la réconciliation avec le fait que les choses peuvent se perdre. « On construit tout durant une semaine, et à la fin tout disparaît, c’est éphémère. », illustre-t-elle.
Une logistique bien ficelée
Demain, Sheherazade va déposer sa fille à 9 h pour sa rentrée en CE2. Aussitôt, direction l’aéroport pour un vol à 11 h pour son quatrième Burning Man. Elle retrouvera son casier de stockage qu’elle loue à 1 h 30 de Black Rock City. Dedans se trouve tout un tas d’affaires pour vivre au mieux son expérience, notamment son barbecue et son vélo. « La seule chose que l’on nous fournit c’est la glace », explique-t-elle.
Côté vêtements, la Toulousaine n’hésite pas à mettre le prix. Ces « outfits » pour la semaine représentent un budget de 4 000 € sur les 10 000 € total qu’elle dépense pour le Burning Man. Si tout semble bien organisé pour la mère de famille, les imprévus font aussi partie de l’expérience. Durant l’édition 2025, une tempête a frappé le Nevada durant le Burning Man. « J’étais en état de choc. J’ai cru que j’allais mourir. Je suis rentrée en me disant que j’avais raté mon Burning Man, donc cette année j’y retourne aussi pour me réconcilier. » Le reportage, diffusé ce soir à 21 h sur France 5, suit justement la Toulousaine dans son expérience chaotique l’année passée.













