Woof Society, une garderie canine, vient d’ouvrir ses portes en plein centre de Toulouse. Un lieu où des chiens sont accueillis du lundi au vendredi, de 8 heures à 19h. Des toutous déposés par des propriétaires soucieux de ne pas les laisser trop longtemps seuls à la maison.
C’est un lieu un peu particulier qui vient d’ouvrir à Toulouse : une garderie pour chiens. Elle s’appelle Woof Society et a ouvert mercredi dernier, quartier Compans-Cafarelli. Un espace de 300 mètres carrés qui abrite aussi un café, une boutique, un espace toilettage et des salles pour des consultations d’ostéopathie. Un nouveau lieu qui accueille des chiens que leurs propriétaires viennent déposer pour les faire garder lorsqu’ils partent au travail. Comme Maxime, qui vient d’y laisser Vince, un cocker de deux ans qui a un peu de mal à rester seul à la maison : « Il aboie, il pleure et il fait le loup. C’est plutôt embêtant pour les voisins ! » sourit le jeune homme. Et comme à la crèche, se pose la question de la gestion de la séparation au moment de quitter les lieux : « Pour moi, ça été. Pour lui, peut-être un peu moins : il essayait de gratter le grillage quand je suis parti mais bon, ça va passer. »
Et en effet, c’est vite passé : Vince s’est rapidement fait des copains dans ce lieu cosy aux allures de café branché. C’est Mehdi Sijelmassi, 33 ans, qui est à l’origine du projet : « On a une piscine à balles, on a des jeux d’agilité et des canapés parce qu’il y a des chiens qui aiment bien, comme leurs humains, aller sur les canapés. On fait en sorte qu’ils se sentent comme à la maison. Ici, c’est le QG ses chiens heureux ! »
« Un chien n’est pas censé rester seul, enfermé de 8h à 19h »
L’idée a germé dans la tête de Mehdi Sijelmassi après avoir passé un an aux États-Unis pendant ces études. Un pays où ces crèches canines existent depuis longtemps : « Le chien est un animal qui doit être sociabilisé, il n’est pas censé rester seul, enfermé à la maison de 8 heures à 19 heures : c’est un temps hyper long pour lui. Un chien a besoin de rencontrer des congénères, il a besoin de rencontrer des humains. Les gens travaillent, et c’est bien normal, mais la majorité des chiens restent à la maison seuls toute la journée, avec ce que ça peut engendrer de stress pour le chien : tous les propriétaires de chiens ont connu des dérapages à la maison, un canapé qui est mordu, des plinthes qui sont arrachées, etc. Notre idée est donc de proposer un endroit où le chien va venir s’amuser avec ses congénères, découvrir des choses et se poser pour que le soir, quand les parents le récupèrent, il soit apaisé intellectuellement et qu’il se soit dépensé physiquement. »
Du jeu, des balades et des siestes
Neuf chiens peuvent être accueillis chaque jour à Woof Society entre 8 heures et 19 heures. Les journées de garde sont rythmées par des jeux, des siestes, des balades et des nouvelles envoyées aux familles : « Je prends des photos pour les propriétaires de chiens qui aiment bien, en journée, recevoir les petites photos de leurs loulous et voir les activités qu’ils font. » Un lieu que Mehdi Sijelmassi a pensé pour donner plus de place aux chiens dans la ville : « Aujourd’hui, c’est quand même compliqué. Quand vous voulez aller prendre un verre en intérieur avec un chien, ce n’est pas toujours possible. Les caniparcs sont souvent de petits endroits. Je pense que les villes évoluent, se structurent lentement autour du fait que de plus en plus de chiens y vivent. Je crois qu’à Toulouse, il y a 50.000 chiens, mais tout n’est pas pensé pour eux. C’est vraiment avec cette idée qu’on a pensé ce lieu. »
Une « prise de conscience » autour du bien-être animal
Pour les tarifs, comptez autour de 30 euros la journée avec la formule abonnement et 560 euros par mois pour une garde tous les jours du lundi au vendredi. Grégory déposera sa petite Blue, une cocker de 2 ans, à la garderie quelques jours par mois et l’investissement ne surprend pas ses proches : « Tout mon entourage trouve ça positif. Ils sont surpris qu’on ait réussi à trouver une crèche, ils demandent comment ça se passe pour les places : c’est vraiment cool. Après, il y a toujours le budget qui rentre en compte, mais quand on a les moyens de se le permettre, c’est vraiment un plus pour les chiens. »Des garderies pour chiens qui devraient être plus nombreuses, selon Eugénie de Blic, créatrice de la marque de laisses Vadrouille, dont les produits sont vendus à Woof Society. Elle est venue avec Verlaine, un berger australien de deux ans : » Je pense que les mentalités sont en train de changer. De plus en plus de gens investissent leur chien, un peu comme si c’était un enfant. Il y a quand même une prise de conscience sur le bien-être animal. On le voit avec les lois, et les questionnements actuels autour de la place des animaux. Un chien, c’est pas un meuble : il faut l’assumer. »Pour arriver à l’équilibre financier, Woof Society espère prochainement engranger une trentaine d’abonnements.
https://www.francebleu.fr/occitanie/haute-garonne-31/toulouse-31555














