Selon le dernier sondage en date, la Ligne Nouvelle du Sud-Ouest (LNSO) conserve un large soutien dans le Sud-Ouest. Une nouvelle enquête révèle les attentes des habitants concernant la LGV entre Toulouse et Bordeaux, mais aussi les connexions avec les villes moyennes et l’Espagne.
85% des habitants du Sud-Ouest se déclarent favorables à la Ligne Nouvelle du Sud-Ouest (LNSO), qui comprend l’arrivée de la LGV entre Toulouse et Bordeaux pour laquelle le gouvernement a validé un financement public. C’est ce qui ressort d’une nouvelle enquête* réalisée par l’entreprise de sondage Toluna, pour la Société du Grand projet ferroviaire Sud-Ouest, gérant la participation de 25 collectivités territoriales au financement du programme.
Au-delà de cette adhésion, le sondage permet surtout de mesurer ce que les habitants attendent concrètement de la future ligne. La question des temps de trajet arrive notamment en bonne place : 83% des répondants pensent que la LNSO permettra de gagner du temps dans leurs déplacements du quotidien.
L’amélioration des liaisons ferroviaires en général semble également être une préoccupation majeure pour les personnes interrogées : 84% d’entre elles estiment que la future infrastructure permettra de mieux desservir les villes moyennes du Sud-Ouest comme Agen, Montauban, Dax, Mont-de-Marsan ou encore Bayonne.
Toulouse, Bordeaux et l’Espagne mieux reliés
La future ligne est également associée à un rapprochement entre plusieurs territoires. 86% des sondés pensent qu’elle renforcera les échanges entre Toulouse et Bordeaux certes, mais aussi entre le Sud-Ouest de la France et l’Espagne pour 81% des répondants.
Cette logique de connexion dépasse donc les frontières régionales. 77% des habitants interrogés estiment même que la LNSO contribuera à améliorer les liaisons ferroviaires européennes, en reliant notamment les territoires du Nord et du Sud du continent, ainsi que les façades atlantique et méditerranéenne.
Ces nouvelles possibilités de déplacement pourraient aussi modifier la place du train face aux autres moyens de transport. 88% des répondants considèrent ainsi que la LGV constituerait une alternative intéressante aux trajets en avion. Un chiffre en hausse de six points en un an. Ils sont par ailleurs 81% à estimer qu’elle pourrait réduire certains déplacements en voiture et contribuer ainsi à limiter leur impact environnemental. Dans cette même optique, le fret ferroviaire apparaît comme essentiel : 77 % des personnes interrogées pensent que son développement permettrait d’éviter une partie des flux de camions sur les routes.
Une perception plus concrète du projet
Les réponses témoignent enfin d’une évolution dans la manière dont les habitants envisagent les effets de la LNSO. Selon le sondage, 61% estiment aujourd’hui qu’elle améliorera leur quotidien, soit 15 points de plus qu’en 2025. Les “habitants” du Sud-Ouest sont d’ailleurs les premiers bénéficiaires cités par les sondés (49%), devant les entreprises du territoire (34 %), et les touristes (29 %) qui arrivent ensuite.
Sur le plan économique, 81% des personnes interrogées pensent que la LNSO pourrait favoriser l’arrivée d’entreprises et autant estiment qu’elle faciliterait l’accès à l’emploi. Alors, pour les présidents des Régions Occitanie et Nouvelle-Aquitaine, Carole Delga et Alain Rousset, « le message est clair ! Les habitants du Sud-Ouest veulent cette nouvelle ligne entre Toulouse et Bordeaux, un outil de mobilité concret ».
Selon Carole Delga, le financement de l’État étant désormais acté, la prochaine étape doit être sa mise en œuvre, avec « le lancement de la procédure d’attribution des contrats avant la fin de l’année ».
*Sondage réalisé du 11 au 23 septembre 2026 auprès d’un échantillon représentatif de 2 000 habitants des anciennes régions Aquitaine et Midi-Pyrénées.










