EXCLUSIF. Trois femmes ont été mises à l’abri au commissariat après des coups de feu, dans la nuit de samedi à dimanche 4 octobre, dans le quartier de la Reynerie, à Toulouse. Selon leur récit, un homme qui les aidait à changer une roue aurait été pris pour cible avec elles par deux individus circulant sur une trottinette électrique. Légèrement blessé au tibia, il a refusé de déposer plainte. Le parquet a ouvert une enquête pour éclaircir cette scène aux circonstances encore floues. Les auteurs sont en fuite et aucun lien n’est, à ce stade, établi avec le conflit entre la Reynerie et Bellefontaine.
Elles se sont cachées dans un parc, tapies dans l’ombre après des coups de feu. Quelques instants auparavant, à les entendre, ces trois femmes avaient simplement besoin d’un coup de main pour remplacer une roue. Leur nuit a basculé vers 3 heures, ce dimanche 4 octobre 2026, cheminement Robert-Cambert, face à l’école Simone-Veil, dans le quartier de la Reynerie, à Toulouse.
Une roue à changer
Selon leur récit, les trois occupantes du véhicule auraient sollicité un homme pour les aider. Celui-ci aurait accepté et entrepris de changer la roue. C’est pendant cette réparation qu’une trottinette électrique, silencieuse, se serait approchée, avec deux individus à son bord. Des coups de feu auraient alors été tirés en direction du groupe.
Les trois femmes se seraient réfugiées dans un parc à proximité pour échapper aux tirs. Retrouvées très choquées, elles ont ensuite été prises en charge et conduites en sécurité au commissariat de Bellefontaine.
Un blessé sans plainte
L’homme présenté comme celui qui leur aurait prêté main-forte a été légèrement blessé au tibia. Il a néanmoins regagné son domicile et refusé de déposer plainte. Était-il personnellement visé ? À ce stade, rien ne permet de l’affirmer.
Les trois femmes paraissent, à première vue, étrangères aux conflits qui agitent habituellement le secteur. Leur présence sur place serait liée à cette roue à remplacer. Un témoignage dont les détails exacts restent à vérifier par les enquêteurs.
Aucune douille retrouvée
Sur place, les constatations n’ont pas permis de retrouver de douille. Le parquet a ouvert une enquête, confiée à la police nationale, pour reconstituer le déroulement des faits et identifier les auteurs des coups de feu, toujours en fuite.
L’analyse des images de vidéoprotection pourrait notamment permettre de vérifier les déclarations des trois femmes et de mieux comprendre comment le groupe s’est retrouvé exposé aux tirs.
Fond de guerre de territoire entre quartiers
Cette attaque survient alors qu’une guerre de territoire oppose, depuis un an déjà, les quartiers de Bellefontaine et de la Reynerie. Ce conflit a fait trois morts. Un contexte qui pose la question d’un éventuel lien avec les événements de cette nuit, sans permettre de le tenir pour acquis.
L’homme venu prêter main-forte était-il la véritable cible de cette attaque à trottinette ? C’est la principale question à laquelle les policiers devront répondre pour lever les zones d’ombre de cette nuit.













