À deux jours d’une nouvelle mobilisation contre l’A69, les tensions montent déjà entre les opposants à l’autoroute Toulouse-Castres et la préfecture du Tarn. En cause : l’installation d’un campement dans une zone interdite et un désaccord sur le parcours de la manifestation.
Une nouvelle mobilisation contre l’autoroute Toulouse-Castres se prépare ce samedi 10 octobre. « Des échanges ont été engagés ces dernières semaines avec les organisateurs pour tenter de définir les conditions permettant la tenue de la manifestation annoncée contre l’A69 dans des conditions sécurisées », indique la préfecture du Tarn dans un communiqué de presse avant d’ajouter : « Une telle discussion suppose un niveau minimal de confiance et de tenue d’engagements ».
Un accord trouvé pour le campement de manifestants
Elle précise ainsi qu’il était prévu que le camp de base des manifestants s’installe « dans le Lautrecois, à distance de l’A69 ». « Or il a été constaté tôt ce matin que les organisateurs avaient commencé à installer leur campement, de façon provocatrice, sur un terrain situé le long de l’autoroute, dans le périmètre interdit par arrêté préfectoral et à proximité immédiate de deux entreprises qui avaient été dégradées au cours de manifestations précédentes ».
Le préfet a donc demandé à la gendarmerie nationale de « procéder à l’évacuation forcée dans les prochaines heures des premières installations de ce camp ». Cette annonce « a poussé les manifestants à vouloir négocier une autre implantation pour leur camp ». Et finalement, un accord a été trouvé pour « un site situé à plus d’un kilomètre de l’autoroute ». « À cette heure, les manifestants sont en mouvement » vers celui-ci, selon le communiqué transmis à midi ce jeudi. Pour autant, la préfecture ne compte pas passer outre.
Quid du tracé de la manifestation contre l’A69 ?
« En agissant comme ils l’ont fait ce matin, les manifestants savent qu’ils rendront plus difficiles les négociations avec l’Etat ». Et ce, alors que « la discussion sur le parcours de la manifestation de samedi doit être intégralement reprise ». En effet, « le parcours affiché par les organisateurs s’écarte de celui discuté ces derniers jours avec la préfecture ». D’ailleurs, celle-ci a pris un arrêté élargissant l’interdiction de manifester à la portion de nationale 126 entre Soual La Prade et le franchissement de l’A69, ainsi que ce qui se situe au Sud de cet axe jusqu’à l’autoroute.
« Le préfet appelle les organisateurs à prendre réellement leurs responsabilités et à respecter strictement les dispositions fixées ainsi que les engagements qu’ils prennent eux-mêmes. La liberté de manifester doit pouvoir s’exercer sans compromettre la sécurité des personnes et des biens », rappelle la préfecture qui fait savoir « qu’un dispositif de sécurité conséquent est déployé et continuera de l’être durant le week-end afin de protéger les participants, les riverains et l’ensemble des usagers ».

















