Après six semaines de tournage dans les Hautes-Pyrénées, l’équipe de « La Meute » pose ses caméras à Toulouse. La mini-série en 4 épisodes, portée notamment par Natacha Lindinger, investit plusieurs lieux de la ville pour raconter l’enquête d’une policière après la mort suspecte d’un trailer en montagne. On vous dit tout sur ce tournage.
Dans le grand hangar de l’association des Ailes Anciennes à Blagnac, près du musée Aeroscopia, une ambiance studieuse règne. La voix du réalisateur David Morley résonne soudain : « Action ! » On tourne la mini-série en quatre épisodes « La Meute » qui sera diffusée par France 2 d’ici quelques mois.
Ici, on répare habituellement les vieux coucous, appareils, matériels récupérés, mais ce jour-là c’est un Piper Apache en bien mauvais état qui fait l’objet de toutes les attentions. Tout sourire, Jean-Claude Cathala, le président de la structure, ne cache pas son enthousiasme : « Ce petit appareil de tourisme servait à montrer le fonctionnement d’un train d’atterrissage et il faisait sens, là, parce qu’il était dans un tel état délabré qu’il pouvait servir à l’enquête menée par le Bureau enquête et accident de la série, à la suite d’un accident en montagne. »

La productrice Fabienne Arbelot est très enthousiaste de poursuivre l’aventure à Toulouse, après six semaines passées dans les Hautes-Pyrénées : « Nous avons tourné dans des décors fous, des endroits magnifiques comme le col du Soulor, le Pic du Midi, la cascade près de Cauterets, le petit village de Saint-Savin où l’action débute, c’était vraiment incroyable ! »
Embarqués dans la caravane de tournage, 60 techniciens dont 49 originaires de la région et le casting de 21 rôles qui compte 11 comédiennes et comédiens d’Occitanie. Valérie Pangrazzi, directrice de casting toulousaine, se félicite de ces choix : « Nous avons travaillé en grande confiance avec la productrice pour distribuer ces seconds rôles * et je suis heureuse parce qu’un rôle d’abord envisagé avec un comédien parisien a finalement été choisi en région. »

Le soutien de Toulouse Métropole et de la Région Occitanie, ainsi que l’accompagnement du bureau des tournages de Toulouse et de la Commission du film de l’Agence Occitanie-Occitanie Culture ont ainsi porté leurs fruits en plus de l’apport financier. Trois stagiaires dont deux issus de l’Ensav, l’école nationale supérieure d’audiovisuel de Toulouse, participent également au tournage.
De l’ombre à la lumière
Depuis mercredi à Toulouse, l’équipe s’installera ensuite pêle-mêle au Palais de justice, dans une gendarmerie de périphérie, à l’hôpital Purpan pour donner vie au récit de Sylvain Saada et Monica Rattazzi. Cette dernière ne boude d’ailleurs pas son plaisir de passer deux jours ici : « Inscrire l’histoire dans les Pyrénées fait écho à mon enfance lorsque je venais en vacances. Et le format en quatre épisodes de la série est vraiment très agréable à écrire. Pour moi, le polar et le thriller sont vraiment des moyens de passer à travers l’ombre pour savourer ensuite la lumière. Et l’actrice principale, Natacha Lindinger, apporte quelque chose d’à la fois très posé et très lumineux par son regard, sa présence. »
Cette dernière est à l’œuvre dans la scène qui se tourne cet après-midi-là et la productrice, Fabienne Arbelot ne tarit pas d’éloges à son sujet : « C’est une chance d’avoir Natacha qui est une incroyable et magnifique comédienne. C’est elle qui incarne une flic assez pointue de la police de Toulouse sur le lieu de la mort d’un trailer en montagne qui aurait été dévoré par les loups. Mais, clairement, il y a eu une intention meurtrière préalable et elle va devoir enquêter dans un monde difficile où on ne lui ouvre pas les portes à cause de secrets de famille… »













