À seulement 20 ans, Camille Luciotto Ribeiro s’apprête à défendre les couleurs de la Haute-Garonne lors de la sélection régionale du concours du Meilleur Apprenti de France. Sous la houlette du chef toulousain Simon Carlier, du restaurant Solides, cet apprenti peaufine un menu d’exception avec la rigueur et la passion qui caractérisent les futurs grands talents de la gastronomie.
Un risotto au potiron escorté de champignons tournés, un lieu jaune poché dans une crème au foin accompagné de carottes évidées et farcies à l’échalote, puis un sabayon au chocolat sur un sablé agrémenté d’une tuile de grué de cacao.
Voilà ce qui attend Camille Luciotto Ribeiro au concours du Meilleur Apprenti de France (MAF), dont la sélection Occitanie aura lieu le 19 novembre à Béziers. Un menu exigeant qu’il répète sans relâche sous l’œil averti de Simon Carlier, chef du restaurant Solides à Toulouse, où il effectue sa deuxième année d’apprentissage.
» Mon entourage m’a motivé à me lancer »
À 20 ans, le jeune homme prépare en parallèle son BTS au CFA de Blagnac. Son parcours, riche et itinérant, l’a mené de la région parisienne à la Guyane, en passant par Rennes, Pau et La Réunion, au gré des mutations de sa mère procureure. S’il s’aligne aujourd’hui sur ce concours prestigieux, sa toute première compétition, l’initiative a été impulsée par son entourage professionnel : « C’est Simon, Dorian, qui est un peu mon mentor, et plus largement mon entourage qui m’ont motivé à me lancer », confie l’apprenti. Avant lui, Dorian Mulot, également apprenti chez Solides, s’est distingué en décrochant le titre de second meilleur apprenti cuisinier de France lors de la finale nationale à Lyon en 2025.
« Ouvrir mon propre établissement d’ici dix ans »
Au-delà du titre, cette préparation au MAF constitue un formidable accélérateur d’apprentissage pour Camille Luciotto Ribeiro. Face au chrono strict de quatre heures, le jeune homme recherche la précision : » Le plus dur, je pense, c’est d’arriver à s’organiser pour perdre le moins de temps possible. Il faut réussir à aller vite et à faire bien les choses en même temps. » Même si ce qui l’anime au quotidien dépasse la simple technique : « Ce que j’adore, c’est voir les gens sourire quand ils mangent ce que j’ai préparé », glisse-t-il. Son ambition à long terme est déjà dessinée : « Je voudrais ouvrir mon propre établissement d’ici dix ans avec ma sœur, qui travaille aussi dans la restauration », poursuit-il.
« Quelque chose qui va rester après »
Pour le chef Simon Carlier du restaurant Solides, transmettre et accompagner son apprenti dans cette aventure relève d’une évidence. Il porte un regard très clair sur le potentiel de son jeune cuisinier : » Je remarque assez rapidement, en cuisine, quand les personnes sont investies et dégourdies. Cela se voit dès qu’on leur met un couteau dans la main », précise l’ex-candidat de MasterChef.
À ses yeux, les concours apportent une valeur inestimable au parcours des jeunes talents : « C’est important pour eux, parce que ça les pousse à se dépasser, à aller plus loin dans leur organisation, à réfléchir. Ça sort de la routine. C’est quelque chose qui va rester après, dans la vie, dans leur manière, et leur rigueur de cuisiner « , conclut Simon Carlier.
Une rigueur et un enthousiasme qui laissent présager une belle prestation le 19 novembre à Béziers. Face à un jury exigeant, pas de doute : avec une telle préparation sous la houlette de Simon Carlier, le jeune cuisinier s’affirme déjà comme un candidat Solides.















