Le repreneur portugais n’a pas déposé dans les délais son offre de reprise consolidée devant le tribunal de commerce de Toulouse. Le scénario d’une liquidation judiciaire grandi.
C’est un coup de tonnerre dans le long feuilleton autour de la reprise de l’usine de pâte à papier de Saint-Gaudens. Le nouveau repreneur portugais avait jusqu’à ce jeudi 22 octobre pour déposer son offre de reprise consolidée devant le tribunal de commerce de Toulouse. Selon nos informations, il ne l’a pas fait.
Vers une liquidation judiciaire
Le tribunal de commerce de Toulouse avait pourtant accordé mi-septembre un délai de 90 jours pour permettre à ce repreneur de consolider son dossier et de trouver les financements supplémentaires. Ce temps supplémentaire avait été permis par des engagements de financement de la part du ministère de l’Industrie et de la région Occitanie. L’État avait accordé un prêt de 2 millions d’euros à Fibre Excellence pour soutenir la poursuite de son activité, complété par une enveloppe de 3,5 millions de la région Occitanie pour assurer le fonctionnement de l’usine entre octobre et la mi-décembre.
Aujourd’hui, ce n’est pas une offre de reprise, mais trois courriers majeurs qui ont été transmis au tribunal : l’un de la Région Occitanie, un autre de l’État et le troisième du papetier portugais, qui réaffirme son intérêt particulièrement fort pour la reprise de notre outil industriel.Aujourd’hui, ce n’est pas une offre de reprise, mais trois courriers majeurs qui ont été transmis au tribunal : l’un de la Région Occitanie, un autre de l’État et le troisième du papetier portugais, qui réaffirme son intérêt particulièrement fort pour la reprise de notre outil industriel.
« Nous refusons de voir cette étape comme une fin »
Avec cette absence de dépôt, l’inquiétude autour d’une possible liquidation judiciaire de Fibre Excellence grandit. Une audience est prévue le 2 novembre devant le tribunal de commerce. Elle pourrait sceller l’avenir de la dernière usine de pâte à papier de France.
Dans un communiqué, la CGT 31 se porjette sur la suite. « Cette situation devrait nous conduire vers une liquidation judiciaire et le licenciement de l’ensemble des salariés. Mais nous refusons de voir cette étape comme une fin. Bien au contraire ! […] Tout devra être mis en œuvre, avec la Région Occitanie, l’État, les mandataires judiciaires et le futur repreneur, pour garantir deux priorités essentielles :
- Préserver notre outil industriel, le maintenir dans les meilleures conditions possibles afin qu’il soit prêt à redémarrer lorsque le projet industriel sera concrétisé.
- Maintenir et accompagner les salariés, préserver les compétences, les qualifications et les savoir-faire indispensables à la réussite de cette future reprise. »
https://www.francebleu.fr/occitanie/haute-garonne-31/toulouse-31555





















