Les obsèques de Cléa, joueuse de rugby de 17 ans, victime d’un « accident » lors d’un match organisé samedi 17 octobre dans le Lot-et-Garonne, auront lieu mercredi 28 octobre. Son père, touché par les multiples messages de condoléances reçus, parle sans colère.
Les obsèques de Cléa, joueuse de rugby de 17 ans, victime d’un « accident » lors d’un match organisé samedi 17 octobre dans le Lot-et-Garonne auront lieu mercredi 28 octobre, à Marmande. Son père, Johann Ménier, touché par les multiples messages de condoléances reçus – de la part notamment de la ministre des Sports et du président de la FFR Florian Grill – parle sans colère.
Johann Ménier précise s’exprimer également au nom de son épouse, Cécile. Cléa était la cadette d’une fratrie de trois, son grand frère, Clément, a 21 ans, sa petite sœur Coline, a 14 ans. Elle était danseuse, joueuse de rugby et étudiante en distanciel à l’université d’Assas.
« Personne n’est responsable de la mort de Cléa » souligne Johann Ménier
Une semaine après le décès de son enfant, Johann Ménier, interviewé par Ici Occitanie, est d’une résilience impressionnante : « Notre cœur saigne aujourd’hui, mais notre âme est apaisée. Les moments sont douloureux, mais notre objectif, c’est que notre petite Cléa soit le plus rayonnante possible pour tout le monde et qu’elle soit une lumière. Donc nous allons bien, nous sommes forts avec elle et pour elle. «
Questionné sur son souhait d’aborder les circonstances dans lesquelles Cléa a perdu la vie, le père de famille, qui est par ailleurs DRH d’une entreprise de 2000 salariés, répond : « Ce n’est pas utile parce que c’est un réel accident. Les circonstances ne changeront pas l’issue qui est la perte de notre fille. Ce qui est important, c’est de se dire que personne n’est responsable. Je ne cherche aucun coupable parce qu’il n’y a pas de coupable. C’est un fait de jeu. »
Interrogé sur ce qu’il ressent à quelques heures des obsèques de Cléa, Johann Ménier explique : « Aujourd’hui j’ai des sentiments mêlés, la peine d’avoir perdu l’être le plus cher, notre ange qui nous guidait et qui était la lumière de notre vie, mais j’ai également la joie de pouvoir voir qu’elle fait le bonheur autour d’elle. Elle a réussi à unir des personnes dans une grande fraternité, avec le monde du rugby et le monde de la danse qui s’unissent pour lui rendre un hommage et qui vont la célébrer et en faire une ambassadrice de la paix et du don d’organes. »
Cléa avait émis le souhait de faire don de ses organes
Le don d’organe est un sujet « qu’on a évoqué depuis longtemps » avec Cléa, explique son père. Johann Ménier précise : « Parce qu’elle a toujours été en avance sur la compréhension des choses. Elle était également en licence de droit en distanciel à Panthéon-Assas et elle était très proche de la philosophie, elle avait cet esprit, elle comprenait tout, et le don d’organe, pour elle, était une évidence. Elle souhaitait permettre à des enfants de rester en vie, en faisant le don de soi-même. »
Ce que les parents de Cléa souhaitent que l’on retienne de leur fille cadette ? : « Cléa était un bourreau de travail, dans l’ombre, c’était quelqu’un qui ne demandait rien en retour. C’était l’humilité même.«
Le père de Cléa dit être touché par les multiples messages de condoléances reçus et les soutiens, de la part notamment de la ministre des sports et du président de la FFR, Florian Grill : « Je reçois d’innombrables messages de personnes très importantes, des anciens capitaines de l’équipe de France, la ministre des Sports, le Comité national olympique du sport français. Je suis très accompagné par le président de la Fédération française de rugby, Monsieur Florian Grill. »
Les obsèques de Cléa, ce mercredi 28 octobre, vont se dérouler en trois temps :
- 15h cérémonie, église Notre-Dame de Marmande
- Inhumation au cimetière de Virazeil (47) – une tenue correcte et noire est souhaitée.
- 18h moment de partage, salle des fêtes de Virazeil
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