Après trois nuits de couvre-feu, la préfecture de Haute-Garonne vient de lever ce dispositif exceptionnel pris dans la foulée des violences et dégradations du week-end dernier dans le centre-ville de Toulouse. Selon le bilan dressé par les autorités, seulement cinq personnes ont été verbalisées pour non-respect de la mesure.
Après trois nuits de couvre-feu dans l’hypercentre de Toulouse, la préfecture de Haute-Garonne vient de suspendre ce dispositif exceptionnel. « Ce dispositif de sécurisation, qui a atteint ses objectifs, a pris fin ce matin », annonce la préfecture ce dimanche 25 octobre à midi.
Instauré en cœur de nuit, de 23 h 59 à 5 heures du matin, ce couvre-feu concernait un secteur géographique limité au cœur de ville, notamment autour de la place du Capitole. Il avait été mis en place « afin d’assurer la protection des personnes et des biens dans un contexte de violences inouïes constatées le week-end des 17 et 18 octobre à Toulouse ».
Selon la préfecture de Haute-Garonne, « cette mesure exceptionnelle a été particulièrement respectée et a permis de préserver les commerces de nouvelles exactions, comme aux forces de sécurité intérieure d’accompagner le retour au calme, tout en optimisant la couverture sécuritaire des autres secteurs de Toulouse ». Les autorités mentionnent que, sur cette période de trois nuits, cinq personnes ont été verbalisées pour non-respect de la mesure.

« Le couvre-feu a pleinement produit ses effets, participant notamment à la sécurisation renforcée de la journée du 24 octobre et permettant désormais un retour à une activité normale », conclut la préfecture qui précise que « la situation reste suivie de manière très étroite par le préfet de la Haute-Garonne, Fabrice Rigoulet-Roze, qui prendra toutes les mesures nécessaires au regard de son évolution ».
Hier, samedi 24 octobre, le deuxième acte de la manifestation « contre la vie chère » et en soutien aux revendications des lycéens, a rassemblé plusieurs dizaines de milliers de personnes dans les rues de Toulouse (26 500 selon la police, 80 000 selon les syndicats organisateurs) sur un parcours éloigné du cœur de ville.
Après un défilé dans le calme, les heurts se sont concentrés sur le secteur des Arènes, lors de la dispersion de la manifestation. Hier soir, après un retour au calme, la préfecture de Haute-Garonne faisait état de 30 interpellations ayant conduit à 27 gardes à vue. Elle déplore également trois blessés parmi les manifestants dont un gravement touché à la main.



















