Après un homme blessé dans la nuit de vendredi à samedi, quartier de La Reynerie à Toulouse, des individus ont été pris pour cible samedi après-midi à Bellefontaine. Pas de blessé mais peut-être une expédition retour en projet quand la police est intervenue vers 4 heures dans la nuit de samedi à dimanche. Deux arrestations, trois armes saisies et une moto électrique.
Des jeunes gens qui courent, des individus tout de noir vêtus qui, depuis une moto, tirent… Cette scène digne du cinéma s’est déroulée samedi après-midi, à 16 heures, quartier Bellefontaine à Toulouse. Au même moment, la manifestation contre la vie chère dégénérait, aux Arènes.
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« Il n’y a pas eu de blessé », confirme la police. Mais un impact à l’arrêt de bus où devaient se trouver les individus pris pour cible. Les tireurs n’ont pas été retrouvés. Fin de ce nouvel épisode après ceux pris pour cible mercredi soir à La Reynerie et l’homme grièvement blessé au visage dans la nuit de vendredi à samedi à Auriacombe, à La Reynerie également. Il a été blessé par une balle de gros calibre dans la mâchoire. Il devrait s’en sortir. « Un miracle », admettent les policiers.
Des armes intéressantes
Et ce dimanche matin, encore vers 4 heures, surprise passage Duhamel, au cœur de Bellefontaine, quartier dont certains membres sont soupçonnés d’ouvrir le feu depuis plusieurs semaines sur leurs adversaires de La Reynerie.
Cette fois, la police est arrivée au bon moment : deux arrestations, trois armes saisies dont une arme de guerre façon Kalachnikov. L’arme utilisée la veille ? Ou celles de mercredi ? Les expertises le diront.
Est-ce la moto des tireurs ?
Les deux suspects, déjà connus pour de mauvaises raisons, ont été placés en garde à vue pour port d’arme prohibé et association de malfaiteurs. Une moto électrique a également été confisquée. Un engin de ce type qui a été vu à plusieurs reprises ces dernières semaines lors des agressions violentes. Est-ce l’engin utilisé par les tireurs ? Des analyses le diront peut-être.
En attendant, les enquêteurs de la division de la criminalité organisée et spécialisée, saisie d’une dizaine de dossiers qui concernent ces quartiers ces derniers mois, ont peut-être, enfin, des éléments concrets entre les mains. À voir ce que diront les deux suspects. Probablement pas grand-chose.













