Une fraude qui a bouleversé son quotidien et menace aujourd’hui son activité professionnelle. Victime d’une usurpation d’identité de sa société, Mélanie Garcia, à la tête de la société « Occitanie Sports Loisirs basée » à Saint-Orens, se retrouve dépossédée de son propre établissement. Alors qu’elle a déposé plainte, les démarches judiciaires tardent à aboutir. Pire encore, elle affirme recevoir des menaces et subir des tentatives d’extorsion de fonds. Face à cette situation, elle espère désormais que la justice pourra rapidement lui permettre de retrouver le contrôle de son entreprise.
Un faux procès-verbal d’assemblée générale, une signature imitée et des parts cédées à son insu : Mélanie Garcia ne reconnaît plus sa propre entreprise, usurpée. Depuis qu’elle a découvert la fraude, le 10 septembre dernier, cette cheffe d’entreprise tente de récupérer le contrôle de sa société. Mais entre les démarches judiciaires qui s’éternisent et les menaces qu’elle reçoit, son quotidien est devenu un véritable cauchemar.
Une fraude au Kbis
Depuis début août, Mélanie Garcia vit un véritable enfer. Cette cheffe d’entreprise a été victime d’une usurpation d’identité de sa société, autrement dit d’un vol de Kbis. Depuis, un inconnu a pris le contrôle de son entreprise, de son compte bancaire en ligne et multiplie les démarches en son nom. « Je m’en suis rendu compte le 10 septembre. J’étais sur mon PC, côté passager de la voiture, et je suis allée sur un site pour voir si j’avais remporté un marché public. Et là, j’ai vu que ce n’était plus à mon nom », raconte Mélanie.
Et en effet, depuis quelques semaines déjà, « une personne que je ne connais pas a déposé un faux procès-verbal d’assemblée générale, en imitant ma signature et en utilisant mon nom. Dans ce document, il indique que je lui cède mes parts de l’entreprise. Un procès-verbal que le greffe a accepté », ajoute la cheffe d’entreprise.
Depuis, elle n’a plus aucune maîtrise de sa société : « La personne a réussi à prendre la main sur ma banque en ligne, à faire des réexpéditions de mon courrier, des demandes de financement. Elle s’est créé un nom de domaine. Je ne peux même pas quantifier les pertes financières… C’est un cheminement face à la folie », déplore-t-elle.
Un dépôt de plainte qui stagne
Face à cette usurpation, Mélanie a rapidement déposé plainte pour faux et usage de faux. « La gendarmerie le sait depuis le premier jour. On avait le nom et l’adresse de la personne grâce aux documents modifiés en son nom. Mais comme il est dans une autre région, les démarches prennent plus de temps et il n’est toujours pas arrêté », ajoute cette dernière.
Sauf qu’au bout de près de deux mois, la situation devient de plus en plus complexe… « J’ai reçu des menaces par mail. Cette personne m’a déjà appelée. Elle me demande 17 000 euros en cryptomonnaie. Elle parle de mes enfants, diffuse mon adresse. Ça va trop loin, je n’ai rien demandé », témoigne-t-elle.
Une échéance attendue
Mélanie se dit stressée et seule face à cette situation. Ce vendredi 30 octobre, elle a obtenu une audience en référé auprès du tribunal de commerce pour demander une mesure d’urgence. Mais il faudra encore patienter. « Il n’y aura aucune décision avant le 20 novembre », assure-t-elle.
Une solution qui pourrait d’ailleurs n’être que temporaire. « J’espère tous les jours que la gendarmerie m’appelle pour me dire qu’il est arrêté ». Pour l’heure, Mélanie se retrouve dans l’attente de cette décision, prévue le 20 novembre, sans autre solution.















